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Pâques en Thiérache du 26 au 29 mars 2005
 

les_organisateurs

 
Organisation Marcel Voyeux et Claude Vétel

Ce sont 28 Abeilles qui se retrouvent Vendredi 25 Mars en fin de journée à l'Hôtel "le Clos du Montvinage" à Etréaupont dans l'Aisne.

Tout le monde est arrivé tranquillement dans l'après-midi et a pris le temps de s'installer avant le dîner à 19H30 (seul Jean-Pierre nous rejoindra en cours de repas).

L'Hôtel est un bel établissement, l'accueil par Nathalie, la fille de la maison est fort chaleureux. Enceinte de 8 mois 1/2, c'est une personnalité joviale, très spontanée, douée pour mettre tout le monde à l'aise.

Dès ce premier repas, on est mis dans l'ambiance de la région en commençant par une entrée chaude, un clafoutis au Maroilles avec sa compote de pomme, spécialité primée de la maison.

Samedi : nous avons la joie de nous réveiller avec un beau ciel bleu et si la température est encore un peu fraîche, la journée s'annonce radieuse.

Lors du petit déjeuner, servi dans une dépendance de l'hôtel où nous sommes entre nous, Nathalie vient nous saluer et devant nos tenues à dominante jaune, nous appelle d'emblée "ses petits poussins" ce qui la mit en joie en ce jour de Pâques.

Ce matin, nous partons directement à vélo de l'hôtel, pour un tour des églises fortifiées de la Thiérache. Ces bastions-forteresses, mi-châteaux, mi-églises, sont une spécificité régionale. Elles ont été édifiées au cours des temps par des communautés d'habitants, lasses des invasions à répétition et des guerres. Elles possèdent en général une tour à chaque angle mais sont aussi parées d'échauguettes et de mâchicoulis et continuent de veiller sur la paix de la région. Nous verrons notamment les églises de Burelles, Prisces et Beaurain.

Le soleil se montrant de plus en plus généreux, nous finissons la matinée en cuissard court et T-shirt : on se croirait à un "Pâques en Provence" !

C'est à Guise (PBF des Ardennes) que nous déjeunons au "Don Camillo" : service rapide et copieux (kir, crudités, tartiflette et gâteau).

Nous voilà bien calés pour l'après-midi qui commence par la visite guidée du Familistère GODIN.

Jean-Baptiste André Godin fut le fondateur de la manufacture des fameux poêles en fonte qui portent son nom. Ce fils d'artisan serrurier créa son atelier de fonderie en 1840 et fut le premier à utiliser la fonte dans la fabrication des poêles et fit breveter l'invention : ce fut un succès immédiat. L'atelier devint vite une usine qui 20 ans plus tard faisait travailler 1500 salariés. L'homme ne s'en est pas tenu là. Idéaliste convaincu, il mit ses idées en pratique et créa le Familistère ou "Palais Social" composé de 3 pavillons d'habitation (soit 500 logements) et d'équipements annexes comme le lavoir-piscine, les économats, le jardin d'agrément, les écoles gratuites et mixtes, obligatoires jusqu'à 14 ans, alors que la loi de Jules Ferry n'a pas encore été votée, ou encore le théâtre. Il met en place également une caisse mutuelle de prévoyance. Tout cela est tout à fait novateur et apporte aux ouvriers un confort et une hygiène de vie inconnus à cette époque.

Ce système communautaire ne fonctionne plus mais les logements sont toujours en grande partie habités. L'école, la bibliothèque et le théâtre sont toujours utilisés en tant que tels.

Il nous reste une vingtaine de kilomètres pour le retour, "tout plat" précise Marcel. Mais la réalité est plutôt vallonnée et un panneau annonçant Etréaupont à 10 km (au lieu de 20) coupera un peu les pattes à certains... Il ne faut pas oublier que c'est le début de saison et les 80 km de cette première journée se ressentent un peu ! Ce n'est pas grave, le menu gastronomique du soir va nous redonner des forces.

Dimanche : Réveil par un temps maussade.

Nous avons ce matin une approche voiture de 70 km pour atteindre la vallée de la Meuse à Revin. Les essuis-glace fonctionnent et nous sommes un peu inquiets. Mais arrivés à Revin, il ne pleut plus et nous pouvons préparer nos vélos tranquillement. S'il fait gris, l'air est doux et nous voilà partis pour suivre les méandres de la Meuse jusqu'à Hautes-Rivières. Une équipe s'avancera plus avant en voiture et rejoindra Hautes-Rivières par le chemin de halage, itinéraire très apprécié par ses participants.

A Monthermé, nous croisons le Critérium International des Ardennes, avec toutes les équipes du Tour de France nous précise-t-on. C'est donc à pieds que nous traversons le pont et le bourg de Monthermé tout en applaudissant les coureurs à leur passage. Puis nous reprenons notre parcours jusqu'à l'auberge des Ardennes à Hautes-Rivières (2ème BPF de la journée) .

Une belle table nous y attend, au menu : pâté de sanglier et crudités, pintade à la bière de Chimay et gâteau. Nous voilà bien rassasiés mais cela ne va pas faciliter la suite du parcours car il faut nous extraire de la vallée de la Meuse. Une longue montée nous attend pour atteindre le plateau avant de redescendre sur Fumay (3ème BPF de la journée).

Le peloton s'étire, certains s'arrêtent un peu. Finalement nous nous retrouvons à cinq ayant déjà pointé Fumay pour passer par le Calvaire des Manises où 106 maquisards furent exécutés et jetés sur place dans des fosses en juin 44. La descente sur Revin est bien pentue et le point de vue sur la boucle de la Meuse magnifique. Tout le monde se retrouve presque au même moment aux voitures. Il est grand temps car dès que les vélos sont remis dans ou sur les voitures, la pluie est de retour. Morale de l'histoire : il ne pleut qu'en voiture !

Il est à noter qu'Anne-Marie Pénel qui étrennait son nouveau vélo, a effectué les 75 km prévus sur un parcours accidenté, elle a appris à ses dépens qu'il ne faut pas freiner brutalement en descente au risque de passer par dessus de guidon .... Heureusement pas de gros bobo.... Bravo Anne-Marie.

Par contre, gros bobo pour notre organisateur Claude Vétel. La minuterie s'est éteinte au moment où, descendant dîner, il atteignait le palier... il restait une marche qu'il n'a pas pu voir et ce fut un vol plané en direction d'une jolie bibliothèque en marqueterie. La bibliothèque gardera une marque, Claude aussi. Cela lui a donné l'occasion de voyager avec les pompiers et de passer une nuit à l'hôpital d'Hirson. Après quelques points de suture et un bilan complet, bonne nouvelle : Claude est en pleine santé !

Lundi : aujourd'hui, passage en Belgique. Petite approche en voiture jusqu'à Trélon (BPF du Nord).

Comme d'habitude il ne pleut qu'en voiture. Effectivement dès que nous sortons nos vélos, le temps devient sec. Nous prenons la direction du parc du Val Joly par la route forestière puis longeons un vaste plan d'eau. Sans même nous en rendre compte, nous passons en Belgique et nous dirigeons vers Chimay. C'est jour de grande foire, aussi il est prévu de déjeuner à Virelles aux abords d'une réserve ornithologique. Nos accompagnatrices ont eu tout loisir de faire des emplettes à la foire ; quelques uns y ont bu une bière trappiste. Les Belges sont très accueillants et nos vélos sont rangés dans un enclos fermé. Au moment de l'apéro, nous avons la joie de voir Claude nous rejoindre et reprendre son rôle d'organisateur.

Pour une fois, le retour est effectivement peu accidenté (normal pour le "pays plat"). Après avoir repris les voitures, Marcel et Claude nous emmènent visiter une fromagerie artisanale de Maroilles. Dans cette ferme, tout le lait produit par les 70 vaches passe dans la fabrication du fromage. Toutes les étapes de la fabrication du Maroilles sont faites sur place en famille. Après 2 mois de vieillissement, la production (50 tonnes par an) est commercialisée dans toute la France et même à l'exportation. Chacun a pu acheter leurs produits tarte au Maroilles, oufs, beurre ou fromage entier.

Les actifs saluent la compagnie et retournent vers la région parisienne. Les autres rentrent à l'hôtel en vue d'une 4ème journée de vélo.

Mardi : approche en voiture jusqu'à Maroilles.

Le temps est ensoleillé et c'est une quinzaine d'abeilles qui s'en vont pour un parcours d'environ 50 km en passant par le BPF de Bavay avec ses vestiges gallo-romains en plein centre ville. Déjeuner dans un restaurant en forêt. Sympathique retour sur Maroilles et retour en voiture à Etréaupont.
C'est seulement Mercredi matin que ces veinards rentrent en région parisienne.

A l'Abeille, les tandems fonctionnent bien. Nous en avons découvert un nouveau : il s'agit du tandem Marcel Voyeux, Claude Vétel, un excellent tandem organisateur ! Merci pour ce séjour, si bien préparé, tant touristique que gastronomique.

Catherine Laoué

"Le Cyclotourisme, un art de vivre"