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par Jean-Pierre
https://www.abeille-cyclotourisme.fr/souvenirs/2018-07_vannes_guipry-messac.html

2018 - Vannes - Guipry-Messac

Une chasse aux BPF de Bretagne, en cyclo-camping: 459 km (fin juillet 2018)

Poulidor disait que c'est quand on roule lentement qu'on roule moins vite. On réduit la vitesse moyenne et on augmente le temps de parcours. On arrive plus tard le soir. Alors, pour arriver plus tôt, j'ai déjà enlevé, depuis Perpignan, près de 5 kg au vélo chargé. On verra si ça suffit.

Trajet

Vannes, mercredi 25 juillet

Cour de cassation
Cour de cassation: un bel endroit pour une sieste

Pour ce voyage, j'ai réservé la veille par l'application SNCF sur l'ordi et ai pu réserver et payer la place du vélo. On verra au retour qu'il n'en est pas de même quand on utilise un téléphone pour se connecter. La SNCF tient beaucoup à conserver sa réputation de nullité.

Pour aller des Halles à Montparnasse, j'ai fait le trace au moyen d'Openrunner. Un bon tracé, par des petites rues, difficile à trouver tout seul. Traversée de la Seine par le Pont Neuf. J'oblique à gauche et vais prendre un café sur la petite place de la cour de cassation. Comme d'habitude, quoiqu'au cœur de Paris, il y a plein de place pour respirer.

TGV à Montparnasse. Le train est bondé, sauf l'espace vélo de la voiture 11 (extrémité d'un wagon de première, comme à Karlsruhe). N'en déplaise à la SNCF, leur système de réservations est défectueux: on croit les TGV pleins de vélos en réservation et on découvre en arrivant que les places vélos sont vides. Il peut y avoir des gens, des valises énormes, des voitures d'enfants, mais on n'y voit que rarement des vélos. Aujourd'hui n'est pas différent: c'est vide quand j'arrive (de vélos et de passagers), et le restera, mon vélo excepté.

Vannes. Un camping 5* a 32,55€. Pour une piscine avec des toboggans, c'est très excessif. Pour le soir, il y a une baraque à pizza et un "food truck" qui vend des galettes et autres étrangetés. Pas de quoi casser trois pattes à un canard.

Dîner au food truck: une galette complète et une crêpe au miel. Rien d'exceptionnel. On ne se croirait pas encore en Bretagne.

Josselin (BPF 56), Mur de Bretagne (BPF 22), jeudi 26 juillet

Circuit Bernard Hinault
Circuit Bernard Hinault

Réveil 6:30, départ 8:30. Arrivée à Plumelec par la côte du circuit Bernard Hinault. Petit café au premier couple "bistrot + boulangerie", c'est à dire à Plumelec.

Canal à Josselin
Canal à Josselin

Route jusqu'à Josselin (BPF 56). Magnifique arrivée en descente vers la rivière avec vue sur le Chateau en face. Je traverse dans tous les sens ce bourg en pente, sans y dénicher l'épicerie et pointe au syndicat d'initiative. Je vois le canal de Nantes à Brest, qui y passe en point bas. Une piste cyclable ("De Nantes à Brest" le longe. Je reprends néanmoins la route, Openrunner ne l'avait pas détectée.

12:30 à Brehan, je suis sorti du trajet pour cause de faim. Me casse le nez sur le Super U qui ferme à 12:30. File donc à Rohan, qui est à la fois sur mon parcours et aussi sur le canal de Nantes à Brest que je retrouve ici. J'aurais pu le suivre depuis Josselin mais Openrunner ne l'avait pas détecté, moi non plus.

Distance à destination: 36 km. Il y a des escadrilles de cyclistes sur le canal, ce qui encourage l'économie locale. Une crêperie est ouverte. Menu à 10,30€ avec de la joue de porc. Un excellent choix. On ne le dira jamais assez: un seul cycliste contribue plus à l'économie locale qu'un 4x4 chargé de bataves en vacances.

Un tronçon de plat à l'ombre
Un tronçon de plat à l'ombre

Le canal croisera de nouveau ma route dans 14km. Je vais donc expérimenter cette piste cycloble, sans doute sur 17 km: +3 km.

Test concluant du canal. Sauf quand ça monte (aux écluses qui montent), c'est plat. Cerise sur le gâteau: on est toujours à l'ombre de grands arbres. Je m'attendais à une autoroute à vélos... Non, personne ou presque. Les groupes qu'on croise sont tous préparés (ou non-préparés) à un parcours plat. On voit des chargements insupportables: des remorques surchargées. Comme s'il n'y avait jamais de côtes à monter. Ce mauvais exemple rime bien mal avec ma croisade contre le poids embarqué.

Un tronçon de plat à l'ombre dans un trajet collineux en plein soleil, ça ne se refuse pas. L'oasis de 17 km passe vite (quoi que sans café) et je retrouve des pentes a 8% au soleil et sans vent (ou dans le dos).

Mur de Bretagne (BPF 22) est tout en haut. Rien de spectaculaire à voir dans ce bourg à la fois en haut et en bas d'une côte raide. Ce devrait être un BPF de la FFC pour Bernard Hinault. N'en parlons plus. Coca. Depuis hier, la météo annonce des orages, mais rien ne vient troubler la chaleur qui nous dégouline dessus.

Pas d'orage. Je rampe jusqu'au lieu où j'avais cru dénicher un camping sur mes cartes. Encore raté. En réalité, les campings ont presque tous disparu au profit de gourbis infâmes surchargés de mobile homes, a l'américaine.

Le seul camping survivant est le point de vue sur l'extrémité est du lac juste à côté de Mur. Je dois donc rebrousser chemin, pratiquement jusqu'à Mur. C'est malin !

Ploumanac'h (BPF 22), vendredi 27 juillet

Réveil 6:30, départ 8:30. Pas de rosée mais presque. La tente est un peu humide dans son sac.

Le tour 2018 est passé par ici
Le tour 2018 est passé par ici
Col de la Clarté
Col de la Clarté

Il n'y a pas plus haut que le haut de Mur ? Erreur. La route de Guingamp part plein nord Avec 10 a 13% de pente. Durablement Plus que 10%: l'honneur du pied. Le Tour de France y est passé cette année. Ils ont monté cette côte deux fois. Ensuite, montagnes russes, sur un style inspiré de cette première côté. La dernière est la plus facile: c'est le col de la Clarté (Ode Ar Sklaerded, 280 m). Après c'est une longue descente, pratiquement jusqu'à Corlay. Cette fois je ne viens pas de St Martin des Prés. Mais c'est tout comme. Corlay ville morte. Le seul café ouvert est sur la nationale.

Rivière Trieux
Rivière Trieux

Direction Guingamp: toujours autant de rivières à traverser. Puis vient la rivière Trieux (un fleuve, qui se jette dans la Manche a Lezardrieux, pas loin de Paimpol). La route de Guingamp, que je suis, la longe presque jusqu'au bout. On devrait toujours longer les rivières.

Guingamp: trou du cul du monde. Chez Leclerc, j'entends un quidam dire : "il va pleuvoir". 44' plus tard, alors que je pique-nique dans le parc public, le ciel nous tombe sur la tête. Belle occasion d'étrenner mon nouveau Gore-Tex mono-couche.

Du parc, je réserve au Yellow village de Ploumanac'h, et paye, leur dernier emplacement, à 45,55€ la nuit... Une affaire qui marche.

La suite, je l'ai oubliée, sauf qu'il pleut des cordes, de nouveau, sur une bonne moitié du trajet, et que le vent est dans le dos.

Ploumanac'h (BPF 22), c'est un bien beau BPF, sauf qu'Openrunner a tracé un demi mont Saint Clair (13%, 85m), et sa descente, pour y aller. Je dîne au resto du camping, blindé de monde. Notons que ces campings semblent avoir trouvé le moyen d'étriller nos bataves pingres de tout à l'heure car il y en a plein ici, qui profitent des animations "gratuites" du camp mais persistent à ne pas s'y payer leur dîner.

Ce soir, éclipse totale de lune. Ça vaut le coup de camper au Yelloh Village !

Tréguier (BPF 22), samedi 28 juillet

Passerelle de Saint-François
Passerelle de Saint-François

Tempête dans la nuit. Comme le sol était mouillé, j'avais posé le tapis de sol sur une couverture survie, qui déborde par endroits et canalise la pluie qu'elle récupère sous le tapis de sol. Mauvaise pioche: des flaques se forment entre la couverture survie et le tapis de sol.

Impossible de voir l'éclipse. Je n'aura donc pas le retour légitime de mes 45,55€. À Binic, pendant ce temps, j'apprendrai demain qu'ils ont eu une vue incomparable de l'éclipse et de Mars.

La tente a tenu, mes affaires, mises en sécurité dans les sacoches, sont sèches, mais le tapis de sol et le dessous du matelas sont trempés. Le matin: beau temps et vent d'Ouest. Je fais durer jusqu'à 10 h pour tenter de partir avec 100% de sec.

La météo annonce des bruits de bottes pour dimanche. Soit je prends une chambre à l'hôtel samedi soir, soit je me pose pour ne rien ranger mouille. Je vise Binic, 29 km, et téléphone à son camping Panoramique. Ainsi, je peux rattraper le nominal si tout va bien, ou consommer un jour de repos autrement.

Pour rallier Tréguier (BPF 22), Garmin m'a mis sur un trajet cyclable fléché, c'est l'Eurovélo route 4, que je suis jusqu'au centre ville. Très joli emplacement avec deux rias ouvrant sur la mer, à traverser quand, avec le chemin cyclable, on arrive par Plouguiel. Cela me fait découvrir la passerelle de Saint-François qui relie Plouguiel à Tréguier au-dessus du Guindy, piétons et vélos uniquement.

Ensuite, il faut encore traverser le Jaudy pour prendre la direction de Paimpol. Tréguier est sans doute le plus beau des BPF de ce voyage.

Eurovélo route 4
Eurovélo route 4
Belle maison bretonne
Belle maison bretonne

L'Eurovélo route 4 me fait suivre des beaux chemins creux et découvrir de jolies maisons bretonnes. Pause et sieste juste avant Paimpol. café a Paimpol.

18:00. Arrivée à Binic. Une foule bigarrée envahit les rues, l'accès voitures avance au pas et des campings sauvages fleurissent partout. Je renonce à chercher le camping Panoramic et file vers le camping du nominal, à St Brieuc. Les circuits téléphoniques sont saturés. Il y a un fête à Binic.

3 km de côte (85 m) plus tard, je trouve un panneau de camping. Il faut redescendre au niveau de la mer. Bingo, il y a de la place, a un tarif modeste (moins de 15€/nuit), et on peut y dîner. Comme partout, ce camping est envahi par les Hollandais.

Cette nuit, Mr. météo dit qu'il pleuvra fort avec fort vent vers les 3 h, pluie se poursuivant jusqu'à demain 15 h. On verra bien. Je réserve un ptidej à 7:30 et prépare la tente pour les longues et fortes pluies.

S'il le faut, je décrèterai demain comme Journée de repos.

Binic, dimanche 29 juillet

Pluie, impossible de plier la tente sans tout mouiller: le voilà, l'intérêt de ces tentes chères où on peut démonter la tente intérieure *avant de démonter la toile extérieure mouillée.

C'est la fête à Binic
Groupe rock australien
C'est la fête à Binic

C'est la teuf à Binic

C'est dimanche. Journée de repos à Pordic. Visite à Binic dans une ambiance de lendemain de teuf et casse-croute à Étables sur mer en France très, très, très profonde.

Saint Cast le Guildo (BPF 22), lundi 30 juillet

À 2 h du matin, à la pause pipi, j'ai même entendu du camping le vent apporter une des sonos de Binic. Pas très écolo, tout ça.

Vue du 1er viaduc de St Brieuc
Vue du 1er viaduc de St Brieuc (pourquoi s'en priver ?)

Mes voisins de camping font l'Eurovélo route 4, de Roscoff, longeant la côte jusqu'à très loin. Je promets d'être plus attentif.

Départ 9h50. Il a plu en fin de nuit. Openrunner avait bien tracé, prenant les tronçons utiles de l'Eurovélo route 4. Je prends le 1er viaduc de St Brieuc grâce à la trace Openrunner, la véloroute passe ailleurs. Ensuite, je rejoins la véloroute.

Encore une belle maison Bretonne
Encore une belle maison Bretonne (trouvez-la)

Deux crevaisons plus loin, pour cause cailloux sur chemin de terre. Dommage car on voit sur le chemin de belles fermes bretonnes, mais j'abandonne la véloroute, trop mal revêtue, sauf les tronçons homologués par Openrunner (qui sont, eux, bien revêtus).

Saint Cast le Guildo (BPF 22). Encore un BPF peu passionnant. Le paysage est beau mais ce que les habitants en ont fait n'est pas un succès. Ville dédiée au tourisme, dont beaucoup de tourisme de masse. Deux centre villes: l'ancien, dans les terres mais pas plus beau pour autant ; et le nouveau en bord de mer, animé mais pas très beau non plus.

Au camping, je paye le tarif "randonneur", soit 6,5€, pour un emplacement où aucun permanent ne consentirait à s'installer: en bordure de la route. C'est moins cher que 42€. Je dois réparer mes chambres à air suite aux deux crevaisons de cette après-midi sur les cailloux de l'Eurovélo route 4. Une des chambres est morte, je répare l'autre à la pateaugeoire de la piscine. Qui dirait que la piscine ne sert pas ?

BPF pas extraordinaire, mais bon dîner à la crêperie.

Paimpont (BPF 35), mardi 31 juillet

Juste de l'autre côté de la lisière du camping, pratiquement dans la tente, une machine infernale me réveille dès 6:30. Elle taille les arbres en ordure de la route, sans complexe. À 8:30, à jeun, je quitte ce camping par des côtes qui ressemblent à la sortie de Mur. Dans la première descente qui suit cette première côté, je sens comme un coup de froid dans les yeux, sans conséquence apparente.

Enfin, 10 km plus loin, je trouve un ptidej chez une galettière, avec trois crêpes au caramel.

Des petites bretonnes ! Depuis le temps que j'en cherchais ! Ce ne sont pas des grosses Holstein
Des petites bretonnes ! Depuis le temps que j'en cherchais ! Ce ne sont pas des grosses Holstein

Pellan le petit. C'est l'heure des courses et du café du matin. On est dans le pays du vélo. Je croise de nombreux vélos de course, dont des tout jeunes. Par contre, pas de voyageurs comme moi. Ils sont sans doute tous sur une Eurovélo route.

Forêt de Brocéliande - La pub officielle
Forêt de Brocéliande - La pub officielle

À y réfléchir, après avoir laissé passer une nuit là-dessus, l'Eurovélo route 4 me semble un peu bidon. Alors que la route 6 a un sens: de l'Atlantique à la mer Noire par trois grands fleuves, donc un trajet optimisé, où chaque détour s'explique par une boucle de la rivière, donc pour minimiser les montées ; sur la route 4, on ne sent pas d'objectif: les détours semblent motivés par des impératifs touristiques ou mercantiles, qui répondent plus aux exigences des commerçants locaux qu'à celles des visiteurs. Pourquoi, par exemple, n'avoir pas fait passer la route 4 sur la piste cyclable du 1er viaduc de St Brieuc ?

Aussi, pourquoi les voyageurs à vélo se réfugient-ils sur ces voies cyclables émasculées de tout objectif ?

Peu avant Broon, un immense espace herbeux mais tondu a été aménagé. Ça fera un excellent endroit pour (1) casser la croute, (2) sécher la tente au soleil et (3) faire une bonne sieste. Ici aussi, je sens le manque d'un tapis de sol pour m'allonger sur l'herbe pleine de bêtes qui font " crouic-crouic".

Traversée de St Meen le grand par une chaleur étouffante, perpendiculairement à la route de PBP. Ensuite, une nationale, enfin une route forestière.

Paimpont (BPF 35) est un joli petit bourg au milieu de la forêt du même nom. L'ensemble de la forêt de Brocéliande semble avoir été aménagé avec des artifacts dignes d'un roman de Tolkien. L'essentiel du foncier semble privé. Sympathique et agréable, mais on se demande où trouver de l'authenticité dans toute cette réécriture du paysage et de son histoire.

Dîner à l'hôtel le relais de Broceliande de Paimpont. Entrée, plat, dessert: une bonne adresse pour 24€.

Paimpont toujours, mercredi 1° août

Hier, en apparence sur un coup de froid, ma paupière gauche ne fermait plus. La nuit n'a rien arrangé. Le médecin de St Meen le grand diagnostique un zona. Le coupable est un virus, pas le froid. Une semaine de cachets antiviraux mais durée prévue des effets du zona: un mois Autant tenter de continuer à rouler, ce je je vais faire, si la chose est possible.

En forêt de Paimpont, on trouve un vélo désobéissant
En forêt de Paimpont, on trouve un vélo désobéissant

Avec cette journée de repos imprévue à Paimpont, je serai à +1 (1 jour de retard).

Guipry-Messac, jeudi 2 août

Resto sur une île de la Vilaine
Resto sur une île de la Vilaine (car "il est vilain au roi de faire pleurer la reine")

L'imprévu, c'était une mauvaise nuit: mal de tête (bien que je prenne se des anti-douleurs) et nausée non-stop à partir de minuit, heureusement stoppes le matin au moment de ma prise de médicaments. Conclusion: le 2 j'irai (1) a Plelan Le grand pour récupérer la coque cache-œil et (2) a Guipry Messac, sur la Vilaine pour camper avant le BPF du Grand Fougeray et pouvoir, le cas échéant, prendre un train vers Rennes puis Paris.

Départ interminable du camping: la mise en protection de l'œil prend un temps fou. 11:30.

Le temps de bricoler de nouveau une protection d'œil avec la coque plastique et la protection de la pharmacienne, c'est l'heure de manger. Je vais au resto ouvrier pour m'y endormir littéralement.

Ensuite, c'est l'étape la plus courte (36 km) et la plus lente jamais vue. Arrivée au camping à 17h45. C'est maintenant évident, après 30' à la douche à me nettoyer et ré-panser l'œil et compte tenu du danger qu'il y a à rouler à visibilité réduite [et en faisant bosser le caporal Reiz (L'œil droit) et non le sergent Garcia (l'œil gauche)]. Mon oeil gauche, c'est comme le sergent Garcia: c'est le chef, il est sollicité comme tel en chaque point sombre de la route pouvant abriter un nid de poule destructeur de jantes. Pas terrible avec un pansement sur l'oeil. Je rentre.

Pour fêter cette décision, bon dîner à un resto en terrasse sur une île de la Vilaine, avant de rejoindre Rennes demain. La gare n'est ouverte que de 8:30 à 11:30, je tenterai ma chance demain vers les 9 heures.

Les Alluets, Vendredi 3 août

Réveillé à 6:10, j'arrive à la gare vers 9:00. Trop tard de 10' pour le premier train. Le prochain train pour Rennes est à 12:58. Il est impossible à l'employée de réserver le tronçon vers Paris. Cette gare est peut-être comme celle de Maule, à accès aux horaires des TER mais pas des TGV. Il peut y avoir d'autres explications mais aucune n'est à l'honneur de la SNCF. Après voir entendu un tas de mauvaises raisons, je prends un billet pour Rennes. Je passerai ensuite plusieurs heures sur l'iPhone, tantôt par internet comme sur l'ordi, tantôt sur l'appli OUI SNCF spéciale pour iPhone. On peut réserver un train avec vélo par internet, mais pas par l'appli pour téléphone. La fonction n'y est pas. Quant-à utiliser l'appli internet sur un iPhone, c'est un défi voué à l'échec. Le SNCF persiste dans sa nullité. 

Arrivé à Rennes, je trouve au guichet un billet TGV à 15:35. L'employé m'affirme aussi qu'il n'y a pas de TER pour Paris. Pourtant, il y a au moins St Lazare via Caen (source DBB). La régionalisation de la SNCF ressemble déjà à un magnifique retour vers la préhistoire. Ce matin, j'ai entendu que pour trouver les horaires des trains, il fallait utiliser exclusivement le site internet des TER bretons. Less TER bretons ignorent superbement les TER Normands. En dehors des TGV, la seule cause nationale partagée semble être la grève. En Allemagne, il semble que ce soit tout le contraire: horaires et billetterie sont nationaux et les grèves sont locales.

Poids embarqué

Un mot sur le poids embarqué. Il ne pèse pas sur les épaules comme à pied, mais réduit de manière drastique la vitesse dans toute côté de plus de 4%, ce qui réduit la distance parcourue ou retarde l'arrivée au camping. (c'est le célèbre calcul attribué à Poulidor) A pied, les randonneurs ont, pour une course classique comme le GR20 de Corse, un objectif de sac s de 10 à 12 kg tente incluse. Mon inventaire au départ, après avoir retiré 5 kg à l'équivalent pour la flèche Perpignan, était:

Même sans viser 10 kg, il me faut encore réduire ces 17,40 kg à 14 kg (3,4 kg à supprimer).

Or, il me faut ajouter un tapis de sol 213 x 124 de protection pour: sieste de jour et protéger le tapis de sol de la tente de l'humidité et des choses pointues du sol (200 g)

Candidats:

Tout ceci en vue du prochain voyage, sans doute Briançon. Il me faut aussi finir les BPF prévus pour ce voyage.Ce sera pour une autre fois.

Jean-Pierre

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"Le Cyclotourisme, un art de vivre"