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Pédicyclette 1 et 2 mars 2008 dans la Sarthe

Pascal Brun et Françoise, nos gentils organisateurs Sarthois, nous convient à Chahaigne entre le Maine Angevin et le Calaisien. En fait, disons entre Le Mans et Tours. A noter l'excellent document de présentation avec description touristique des itinéraires, bien sûr, mais aussi des vignobles et de ce qui, " comment dit-on ? En coule ou en découle ? "

Le temps est couvert mais des participants arrivent tôt dans l'après-midi de vendredi, René et Catherine partent même pour un tour de chauffe à vélo sur 28 km. Arrivent les Bretons, et oui ! Marcel et Liliane sont des nôtres, et en forme. Suivent les " Vexinois " Annick et Danny et très proches, Marie-Louise et Jojo, Robert, Rayjane / Guy, Edwige / Philippe et le couple présidentiel. Les organisateurs arrivent, la voiture chargée de bonnes choses. Tien ! De nouveaux venus pour leur premier WE Abeille : Jocelyne et Michel, (pas Voyeux et Bardin) mais Groux et Lefèvre. Bienvenue !

Au dîner : Feu de cheminée, cela ne nourrit pas beaucoup mais ça réchauffe. Apéro, tout commence bien ! Suit le repas Sarthois : Soupe maison (Françoise), pâtés et rillettes du Mans, crème et goûte de poire. Juste avant que le couvert soit levé, arrive Jean-Pierre ! " Oh mon dieu ! Il reste à manger ". Croyez-moi, pas pour longtemps.
Diriling, diriling, c'est Laurence qui téléphone : " Allô... oui ...désolé ...Marc est bloqué ...au col ... oui, au col " Ique néphrétique ". Bon, nous trinquerons à sa santé, c'est vivement recommandé par le corps médical. Dommage, ils vont nous manquer !

Bonne nuit les petits, demain c'est la journée marche.

Samedi matin, agréable imprévu : Edward " de Ouistreham ", se joint à nous pour cette journée de marche. Sylvie et Jean-Charles sont là aussi. A 9 h. Pascal donne le départ, il en manque deux, mais ce sont des habitués de la situation.

Le temps est couvert, il ne pleut pas, il ne bruine pas, le vent souffle. Le parcours serpente vallons et vallées, souvent en ligne de crête pour apprécier, particulièrement, la vue sur la base de loisir du lac des Varennes : 70 hectares dont 50 d'eau.
Après deux heures de délice visuel, voici la chapelle Ste Cécile désaffectée (La chapelle, pas Ste Cécile) Chantal, en fin de convalescence est venue en voiture, a dressé une table de fortune avec thé, café, gâteaux, brioche ... Petit déjeuner dans une chapelle construite en 1757 ! Ce n'est pas beau quand même ! Et de plus, sous la bienveillance de Ste Cécile et de St Gille, sous la protection de Ste Jeanne d'Arc en grande armure.
Tien ! Claudine et Christian nous ont rejoint !!

Chantal est la providence même, elle va ranger puis approvisionner entrée et dessert pour midi et tout et tout... Serat-elle un jour canonisée ? Ste Chantal Courmont ! Ou mieux : Ste Chantal de Courmont ! Henri serait ainsi anobli... J'en toucherai un mot à Benoît XVl ...

Nous longeons maintenant la base de loisir : Poules d'eau, cygnes, hérons, un renard même, ce dernier trottine avec nous, on l'appelle Robert. Ha ! Ha ! Ha ! Il y a longtemps qu'on ne lui avait pas sortie celle-la !

A midi, enfin 13 h. 30, bien installés dans la salle communale de Marçon, la fête continue : apéro, salade piémontaise, blanquette de veau, vin d'Anjou, un peu d'eau, tartes au fruits, Paris Brest, (tien, on en parle encore de celui-la !), café et prune d'Edward.
Jean-Pierre et Christian, bras croisés sur la table, front sur les mains, piquent une bonne sieste polytechnique, vite rejoints par Henri, penché en arrière sur son dossier de chaise, le menton sur la poitrine, pour une sieste " poly chronique ", ou polychromique, ou les deux ? Et Edward de dire : " Je n'ai jamais pu faire polytechnique, je ne dormais pas assez. "

Ce tantôt, 7 Km au programme, le sol est, disons moelleux, souple, les prairies vertes et bien arrosées, les ruisseaux à bon niveau. Une perdrix rouge trottine devant nous pendant une bonne centaine de mètres avant de bifurquer dans le champ, tranquille, pas affolée, calme, même.

Vers 17 h, nous arrivons au gîte, Pascal nous oriente en direction de la ferme du propriétaire nanti d'un programme intéressant : Dégustation (avec andouille maison) de vin blanc, cépage Chenin, 2001, 2002, 2005 produit de façon naturelle et artisanale. Suivant l'ensoleillement annuel le vin est sec, fruité, 1/2 sec ... Dans la basse-cour, circulent des dindons géants, paons, poules, cabris noirs, moutons... A vendre en plus du vin : Conserves, lapin en gelée, volaille, porc, viande à la coupe... Le gros chien noir de la ferme tient absolument à nous accompagner au gîte : " Allez, retourne chez toi ! " Tu parles, mais le gîte, c'est aussi chez lui !

Juste avant l'apéro, ils ont le nez fin, arrivent d'un périple BPF Jocelyne et Michel (ce coup ci c'est bien Voyeux et Bardin). J'ai l'impression de parler beaucoup de nourriture non ? Bon alors pour ce soir brièvement : Super apéro au pétillant de la propriété avec boudin et rillons de même provenance, marmite Sarthoise, tarte au pommes, STOP terminé. L'ambiance festive nous conduit à " Bonne nuit les petits, car demain c'est à vélo ".

Dimanche : Debout à l'aube, " à l'heure où blanchit la campagne " départ 8 h. 30 Tous sont encapuchonnés, emmitouflés, gantés, lunettés, vélos enfourchés pour parcourir 40 ou 60 Km.

La forêt de Bercé, chênaie majestueuse, nous livre son spectacle de nature encore hivernal. Le crachin (non Dauphinois) a cessé. Catherine roule cependant à un rythme qui nous permet d'arriver en avance à St Vincent du Lorouer. Idem pour ceux du 60 Km, tout le monde est à l'heure.

La visite de l'église se fait donc avant de déjeuner : Les aménagements intérieurs, et le mobilier datent du XVl° et XVll ° siècle. La voûte est couverte d'un lambris sur lequel sont richement peint : ornements, portraits, et armoiries de famille des seigneurs de Lucé. L'ensemble reçoit la lumière au travers de vitraux anciens dont certains fragments sont du XVl° siècle.
Dans un autre registre, le charcutier, voisin de l'église, affiche : " Médaille d'argent du concours national de rillettes 2008 ". L'étal se vide, les sacoches se remplissent. Belle longue table de 25 convives, le Kir et les petits feuilletés sont bienvenus, le bouillon au vermicelle et le pot au feu aussi. Pour mieux nous servir, le chef est armé d'une gigantesque louche d'un litre, confirmé." Dommage qu'il ne l'utilise pas pour servir le vin ! " (Dany).
Au dessert, un chant : " Joyeux anniversaire ! ...Joyeux anniversaire, Jocelyne (Voyeux) Joyeux anniversaire... Ce sont ses 42 ou 52 printemps ? On vérifiera avec Marcel et Colette.

La pluie (un peu) a eu la bonne idée de tomber durant le repas. En route ! Pour Poncé sur le Loir, BPF de la Sarthe.
Au pied d'une falaise de tuffeau, c'est de la pierre, le Château, son jardin avec labyrinthe de verdure et un majestueux platane planté en 1580, soit 428 ans, nous offrent sous un ciel menaçant, un nouveau régal visuel. A l'intérieur, seul l'escalier monumental se visite. Son plafond à caissons, environ 200 et pas deux pareils, est remarquable. Sont sculptés : Fleurs, feuilles, serpents, mangoustes, dragons, diables peut être ? Lions, armoiries et que sais-je ? Evidemment, la visite du pigeonnier est incontournable. L'accès étant étroit, un sens giratoire est naturellement organisé.

Attention, le ciel est noir, la pluie menace, et il reste 12 Km pour rentrer au gîte. Et bien !On y arrive sans se mouiller et les vélos sont rentrés, secs, à l'abri et dans les voitures en deux temps, trois mouvements.

Cette Pédicyclette est terminée. Certains partent ce soir, neuf restent pour la nuit (et pour dîner, suis-je distrait !)

Merci Pascal, merci Françoise, vous pouvez recommencer un WE Abeille, quand vous voudrez, nous sommes tous partants. Bravo !

René Laoué

"Le Cyclotourisme, un art de vivre"