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RANDONNÉE CROISSY-ROUEN-CROISSY

Proverbe normand : "il vaut mieux une tache sur ta voiture qu'une vache sur ta toiture !"

Une fois n'est pas coutume, le compte-rendu de la randonnée sera fait par un "invité".

Samedi 17 mars

Philippe m'avait déjà entraîné l'an dernier sur la FRANCILIENNE et j'ai donc accepté de renouveler l'expérience, cette fois en direction de la Normandie, en empruntant un parcours qui devait suivre de près les rives de la Seine.

Ont participé à cette randonnée, Claudine et Christian, Jean-Pierre, Henri, Hervé, Philippe et moi-même.

Tout avait mal commencé puisque nous n'avions pas tous la même heure de rendez-vous ; nous nous sommes finalement retrouvés aux alentours de 09 h 00 pour démarrer un parcours initialement prévu de 130 km pour ce jour.

Quelques incidents techniques après (crevaison, mauvais arrimage de sacoches) et ravitaillements divers, nous n'avons pas vraiment tracé la route.

Sait Gaucher
Statue de Saint Gaucher

Au quarantième kilomètre, arrêt touristique à La Chartre pour admirer la fontaine et la statue de Saint-Gaucher (voir photo) dont l'eau est censée guérir de certains maux...., mais pas d'améliorer notre moyenne puisque vers midi, nous contemplons (voir photo) la statue de Sully à Rosny sur Seine, Philippe, grand organisateur de la randonnée, décrète que nous ne sommes pas assez loin pour mériter une pause déjeuner.

Statue de Sully
Statue de Sully

Et ce n'est que vers 12 h 50, après, n'avoir parcouru que 50 km que nous nous installons au bord de l'eau, face du château de La Roche Guyon, pour prendre un déjeuner bien mérité. Vue splendide, endroit idéal pour pique-niquer : nous ne savons pas à ce moment que 100 km nous attendent encore.

Nous effectuons tout de même une pause à Gaillon pour visiter l'église, une autre aux Andelys pour nous restaurer et une troisième pour réparer un rayon cassé.

Et ce n'est finalement que vers 19 h 50 que nous arrivons à l'hôtel non sans avoir effectué une descente nocturne de mon point de vue un peu périlleuse même si la vue sur ROUEN la nuit est très belle : Je n'avais pas prévu une arrivée aussi tardive et ne m'étais pas équipé en conséquence. Et pourtant je connais Philippe depuis 25 ans.

Le repas du soir à la pizzeria et la nuit furent sans histoires ; je regrette simplement qu'à part Jean-Pierre il n'y ait pas plus d'amateur de bière dans ce peloton.

Dimanche 18 mars

Que dire du retour le lendemain. Tout d'abord que son tracé empruntait à priori l'autre berge de la Seine.
Je vais vous épargner le détail du parcours nominal (j'ai appris un mot de vocabulaire cyclo-touristique que je ne connaissais pas) et je vais plutôt m'attarder sur les à-côtés de cette randonnée.

Apprenez donc qu' il était plus long (oui c'est possible) que l'aller puisqu'à l'arrivée à POISSY (d'autres avaient encore quelques encablures à parcourir) le compteur affichait 170 Km bien tassés. Même si comme on me le fait souvent remarquer, je chaloupe un peu et rallonge donc un peu ma route.

Restau aux Andelys
Restaurant aux Andelys

Nous avons roulé toute la matinée sous la pluie, ce qui a rendu notre sortie (presque) désagréable et nous avons donc décidé de nous réchauffer le midi dans un vrai restaurant (voir photo). J'aime bien cette formule de vélo fourchette sauf que là, après la fourchette, il y avait encore beaucoup beaucoup de vélo. Il faut quand même reconnaître que nous avons eu le vent dans le dos toute la journée (heureusement).

Philippe, initiateur du parcours nous a concocté deux petits cols charmants... et une horrible montée à 19 % dans Les Andelys qui, et c'est mon avis très personnel, a plus sa place après 135 Km dans un parcours du combattant que dans une randonnée cyclotouristique.

Nous sommes à nouveau passés devant la statue de Saint-Gaucher mais hélas il n'y eut pas de miracle : Philippe, qui roulait depuis le début 100 m devant tout le monde, comme à son habitude, a continué à nous ignorer. Je lui ai déjà dit qu'en fait nous ne faisions pas de vélo ensemble mais seulement en même temps, ce qui n'est pas la même chose, il ne modifie guère sa pratique.

La fin de la "balade" donna lieu à quelques manifestations d'humeur pour savoir si, vu l'heure, nous respections le trajet ou si la raison n'exigeait pas que nous tracions au plus court.... C'est donc vers 20 h 00 que nous sommes arrivés à POISSY. Les lumières étaient plus que nécessaires et j'ai bénéficié d'un bon encadrement (merci Hervé, Jean-Pierre et Henri).

320 km sur 2 jours, c'est beaucoup, pour moi, surtout que j'en avais à peine 500 au compteur depuis janvier. C'est dommage parce que le parcours était joli et pas trop vallonné (un peu quand même), l'ambiance et les cyclistes très sympathiques et la météo... variable.

J'aime bien aussi, c'est plutôt ma conception de l'activité cycliste quand il se passe quelque chose après le vélo, qu'on arrive à l'étape à une heure (presque) raisonnable permettant de se reposer, de visiter, de flâner... en un mot de vivre.

Je retournerai voir ROUEN pour visiter de jour.

Et pour finir un deuxième proverbe normand : " Quand il pleut sur le curé, ça dégoutte sur le vicaire ".

Jean ALLARD, invité de la randonnée CROISSY-ROUEN-CROISSY

"Le Cyclotourisme, un art de vivre"