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Concentration du 11 novembre 2006 à Rethondes, Clairière de l'armistice

Hervé Organisateur : Hervé
Participants : Hervé et Jean-Pierre
Excusés : Philippe (panne d'oreiller), Claire (en plein effort), Henri (tandemiste invétéré aimant la pluie)

Avec Hervé, on est partis pile à l'heure le matin, du marché couvert vers la Clairière de l'Armistice. À 5 heures (Paris s'éveille), plus huit minutes d'attente inutile. Il fait un temps super de Rueil à St Denis, puis Vemars. C'est toujours agréable de rouler tôt en ville qund il ne pleut pas. Il y a toute une vie matinale dans les rues éclairées, et ça roule tout seul, dans l'air du petit matin sur le bitume humide.

Après, en quittant la ville, la lumière nous quitte brutalement et il faut compter sur les phares et frontales pour y voir devant soi. Sans les étoiles, à cause des nuages, c'est bien sûr plus monacal. À Vemars (45 km), on rencontre deux heures de pluie dans la grisaille froide du matin. Il faut mettre le gore-tex et les gants gore-tex noirs pour se moucher dedans. Avec le vent dans le dos, on roule pépères: on visait 20 et on a roulé à 22 jusqu'à la clairière de l'Armistice, sans trop le faire exprès.

Au ptitdej de Verberie, il y a du monde dans les bistrots et la boulangerie sur la route avait des croissants aux amandes épatants. Ils étaient chauds...

La traversée de la forêt de Compiègne est impeccable, avec plein de pistes cyclables interdites aux voitures et parfaitement revêtues. Philippe Valdenaire, qui avait dit à Hervé qu'il venait, était naturellement en panne de réveil. Il a rejoint Henri, Chantal et le tandem présidentiel, en retard sur l'horaire promis, à Mortefontaine. Ils ont pris la route 15' après notre passage, sous la pluie battante, et on les a retrouvés à la clairière après avoir bavardé 1/2 heure avec les cyclos de passage. À défaut de poilus ou de militaires, il y a des cyclos, plein de cyclos, des cyclos de toutes les couleurs. Cette concentration est très populaire et on y voit de nombreux beaux vélos Singer. Certains dont deux superbes tandems sont très anciens, mais réémaillés et équipés de neuf. D'ailleurs, tout le club d'Ernest Czuka (lui et son fils Olivier compris) sont là.

Grâce à un ancien militaire du club de Compiègne, on sait maintenant tout de la bataille de Verdun, et on a eu droit à une cérémonie rien que pour nous (les cyclos) à l'entrée de la clairière avec des vrais militaires (et quelques faux poilus un peu jeunes), pendant que la cérémonie officielle était en préparation dans la clairière pour les autorités locales et l'inévitable ministre de circonstance, mais avec début à 15 h 00 seulement: pas de mélanges ... De toute manière, le wagon de l'armistice était fermé à clé.

Claire en plein effort
Claire ce matin là, en plein effort (à moins que ce ne soit Philippe: on ne voit pas bien avec la frange)

Au retour, Philippe s'est évaporé au moment du départ et Henri l'a encore attendu avec Chantal et le tandem présidentiel maculé de boue (mais pourquoi n'ont-ils donc pas pris les pistes cyclables?). On les a tous revus à la fin de notre déjeuner à Verberie. Face au vent qui devient fort dans l'après-midi, surtout dans la partie en plateaux sans arbres ni relief, il faut relayer et être plus bourrins. Pour paraphraser Olivier, on se transforme en long-courriers. On a juste tenu le 22 jusqu'à la ville. Là on a vraiment remarqué l'absence de Claire: on aurait pris sa roue sans remords comme le faisaient les cyclos d'Argenteuil qu'on a doublés le matin, tous tranquilles dans les roues des deux cyclotes qu'on avait déjà rencontrées sur Paris-la-mer et qui, comme nous, roulaient de front et papotaient. Arrivée à Rueil 15' avant 6 heures avec Hervé. Je serai encore 15' en retard à la fontaine St Michel au rendez-vous avec Isabelle, qui n'aime pas attendre.

Chouette journée, très beau parcours, bien tracé et sans erreur de navigation (sauf un diverticule à l'allet savamment orchestré, qui nous a permis de retrouver les cyclotes d'Argenteuil après les avoir larguées 8 km avant).

Merci Hervé pour cette initiative de remise à jour d'une sympathique tradition au long cours du club que je n'avais pas connue.

Jean-Pierre

"Le Cyclotourisme, un art de vivre"