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Brevet cyclomontagnard de l'Aigoual

Organisation des rando-cyclo Montpelliérains, avec Bernard Lescudé

Les 1er et 2 juillet 2006

Spacer 73    Jean-Pierre 
Spacer 73  Gwenaelle  
Spacer 73Claire   
Spacer 20  Jean-Pierre 
Spacer 53    
Spacer 20 Gwenaëlle   
Spacer 53     
Spacer 20Claire     

Plaque de cadreL'équipe: Claire, Gwenaëlle, Jean-Pierre

Esteban fait le compte rendu

Bonjour. Je m'appelle Esteban, je suis le vélo de Claire et le moins débile de l'équipe. Alors je vais essayer de rédiger le compte-rendu.

(S'en remettre plutôt au compte rendu officiel de la FFCT dans "Cyclotourisme", avec Claire et Gwenaëlle en 1ère de couverture)

Samedi 1er juillet

pates cyclo
Claudine avait dit à Claire: "Des pâtes"... Des pâtes, des pâtes, oui mais des Panzani !

Hier soir, pâtes au dîner, avec cuisson des légumes dans l'eau des pâtes. Des pâtes: un week-end complet de pur bonheur commence pour Jean-Pierre.

Dans une canicule déjà presque palpable, nous partons du camping du Vigan vers Ganges après le petit déj, avec sacoches et sac à viande pour Jean-Pierre fidèle à sa tradition, et sacs à dos et duvets (presque) polaires pour Claire et Gwenaëlle qui craignent le froid des hautes altitudes de Meyrueis. Nous serons ainsi les seuls à repartir dimanche soir chargés comme des baudets, surtout Jean-Pierre, porte-bagages obligent. Claire et Gwenaëlle ont appliqué avec soin sur les 6 mollets les peintures de guerre velorution. Nous sommes prêts. 20 km de plat: jusqu'à Ganges, c'est une simple formalité.

Inscriptions (environ 380 inscrits), Jean-Pierre stabilote le parcours sur sa carte, Gwenaëlle, qui a pris dans ses bagages un lot complet de sommeil en retard, solde sa dernière sieste. Le grand Bernard Lescudé est là, co-organisateur, avec son complice diagonaliste Bernard Del Socorro, du BCMF de l'Aigoual. Bernard étant très convaincant, il parvient à convaincre l'équipe au complet (facile à convaincre, apparemment) qu'il lui faudra bien vite attaquer sa première diagonale, et débuter pour cela par une longue car les aléas y sont moins sensibles que sur une courte. Les autres diagonales suivront alors sans difficulté. C'est facile, d'entendre Bernard parler et tout est simple, quand on l'écoute, du moins si on a beaucoup d'entraînement.

Dur dur, de manger à la permanence à midi dans la chaleur déjà étouffante. Il le faut pourtant: il faudra aux cyclos beaucoup de carburant et d'eau de refroidissement, pour les rampes surchauffées de l'après-midi. Nous-autres, vélos, résistons beaucoup mieux à la chaleur.

C'est le début de l'ascension à 13:00, pour rire, vers Sumène. Claire nous raconte des souvenirs émus et semi-culinaires de Sumène datant de ses années de fac avec les géologues de Montpellier. Après une redescente sur la route du Vigan dans la vallée de l'Hérault et la traversée du pont d'Hérault, la route part à droite vers l'Aigoual et la montée du terrifiant col de la Luzette.

Claire pulvérise ma chaîne presque neuve et tombe, du mauvais coté (dans la pente), les pieds coincés dans les cales

Première montée raide, déjà très raide. Claire et Jean-Pierre roulent en maillot Abeille avec des braquets de saison de type "tour de roue". Gwenaëlle roule en maillot "Gwenaëlle" avec, sur Petit Tonnerre (son vélo), un braquet 39 / 30 modèle "gros bras" qui semble lui aller comme un gant. Ca chauffe et ça monte très raide jusqu'au premier point d'eau de Mandagout. Jean-Pierre prend soin d'arroser ses coéquipières avec un bidon d'eau: j'en prends plein mes tubes. Il le paiera en crampes au sommet. On refait de l'eau à Mandagout et on repart droit dans la pente.

Claire et Jean-Pierre
Ça monte, la Nuisette, pour Claire et Jean-Pierre

On croit que c'est fini ? Non, pas vraiment. Un panneau nous attend en pleine pente: "Mettez petit, mettez plus petit, mettez encore plus petit !". c'est bien connu, ce ne sont pas des gros bras, à Montpellier. Nous, par contre, nous sommes prêts. Alors on part insouciants dans la pente et les lacets, à 10, puis on ralentit à 9, puis à 8, puis à 7, puis à 6, puis à 5 à l'heure.

Gwenaelle
Curieux: Pour Gwenaëlle, ça a moins l'air de monter

Gwenaëlle part seule devant, poussant ses gros braquets "Pour ne pas perdre mon rythme". C'est alors qu'en pleine épingle à gauche, dans une pente infernale, Claire pulvérise ma chaîne presque neuve et tombe, du mauvais coté (dans la pente): une chute  impressionnante qui se finit bien. Je n'aurai pas de bleu sur mes beaux tubes rouges et noirs, ce qui ne sera pas le cas de Claire sur son mollet gauche à double bosse en devenir. Diagnostic rapide (de la chaîne, pas des bleus): un maillon s'est ouvert sous l'effort, il faut amputer. Je serre les dents, Jean-Pierre me retourne sans ménagement en pleine chaleur sur mes cocottes et ma selle et effectue immédiatement l'amputation d'un maillon avec la précision d'un chirurgien Suisse, mais sans anesthésie. Ouille! Sans oser me le dire car je suis vexé d'avoir failli, Claire est toute fière de sa première rupture de chaîne, qui marque une étape décisive sur la longue route qui la mènera un jour au grand prix de la bestialité. Au col de la Nuisette, Jean-Pierre, distancé par Claire en haut de la montée, doit s'arrêter les jambes en l'air au pied d'un arbre pour faire passer des crampes dans les mollets. Ça lui apprendra à gaspiller son eau de boisson et arroser mes tubes ! Au second sommet de ce col qui en comporte deux ou trois, il retrouve Claire et Gwenaëlle qui l'attendent en rigolant avec l'appareil photo de Gwenaëlle. On ne s'apitoiera pas sur quelques menues crampes.

Claire et Gwenaelle
Repas de midi à l'Espérou (avec les compliments de Bernard Lescudé). Retrouver cette photo dans le compte-rendu de la FFCT

Ravito et pointage à l'Espérou. Nous y retrouvons Bernard Lescudé, mais pas l'épicière de l'Espérou (célèbre pour ses saucissons), qui est fermée. Suit alors la longue et magnifique descente en faux plat qui mène au col de la Pierre Plantée, au-dessus de Trèves, haut lieu, aux dires de Jean-Pierre, d'un récent revers présidentiel à l'Abeille imputable officiellement au cardio présidentiel. En bas, on part à droite en remontant vers le village et la corniche de Camprieu, qui mène à 4 km du haut des gorges Trévezel. Certains bypassent cette descente et la remontée qui suit en passant par le petit col du Faubel (haut lieu, toujours aux dires de Jean-Pierre, de l'événement "une affaire d'hommes", lors de la récente semaine Abeille). La remontée est longue mais dans un air plus frais, et avec déjà plus d'ombre. Alors j'entends, pendant pratiquement toute la montée, un concours digne de Démosthène de cris de mouton ou de Choubaka, dans toutes leurs subtiles intonations humaines. Débiles, ces trois cyclos !

Après le pointage secret, c'est la dernière ascension du haut des gorges Trévezel, avec l'arrivée à la route qui descend vers Meyrueis. Il est 19:30 et Jean-Pierre, toujours prudent quand il s'agit de nourriture, téléphone à la patronne de l'hôtel Family pour la prévenir que l'aligot réservé pour ce soir devra encore attendre une heure de plus. L'aligot attendra les cyclos. Les cyclos ont faim, car c'est l'heure où les animaux vont manger.

On fonce ensuite dans la descente: plus de cris de moutons ni autres onomatopées ridicules. Dans le faux plat qui remonte sur la dernière partie, Gwenaëlle ridiculise un cyclo complètement cramé qui avait fait le malin en quittant le contrôle secret comme un coureur cycliste. On file sur Meyrueis, son dortoir, ses douches et son aligot. L'aligot de l'hôtel Family sera un grand moment d'humanité de cette randonnée de bêtes.

"Comme c'est étrange, tous ces vélos qui regardent le match de foot"

C'est aussi soir de foot: un quart de finale de la coupe du monde, et plein de copains vélos sont installés dans le local télé en tête à tête avec un cyclo tout seul. Ils regardent tous, ensemble, le match de foot de ce soir. Alors Gwenaëlle remarque à haute voix: "Comme c'est étrange, tous ces vélos qui regardent le match de foot !", et le cyclo s'étrangle. Respecterait-il seulement son propre vélo ?

Dimanche 2 juillet

Claire et Gwenaëlle
Col de Perjuret. C'est le matin, tout semble normal, encore, du coté de Gwenaëlle et Claire

Départ très tôt le matin. Les cyclos du dortoir ne semblent pas savoir dormir tard ni respecter l'horaire. En fait, dès 6 heures, on commence à entendre des types qui se lèvent à grand bruit pour un départ à 7 h 30 au plus tôt. Pointage et petit déjeuner de l'organisation. Aujourd'hui, Claire porte son beau maillot tout neuf "London Pride". Heureusement que Claudine ne la surveille pas: le maillot est rouge et pas jaune Abeille. Il est bien assorti avec mes tubes. Je suis content que Claire s'occupe de moi. On remonte la vallée de la Jonte jusqu'au col de Perjuret, comme quelques rares Abeilles auraient fait au cours de la semaine Abeille quelques semaines avant. Gwenaëlle veut partir cool et dit vouloir s'échauffer progressivement. Ça tombe bien pour Claire et Jean-Pierre qui se sentent moins vaillants, alors on part cool, Claire parle chiffons avec Jean-Pierre et ils roulent, sans s'en rendre compte, trop fort pour Gwenaëlle. Du coup, Gwenaëlle reste résolument en arrière dans le début de cette ascension trop rapide pour son goût, dans une pente faible à 5% environ. Ensuite, Gwenaëlle accélère insensiblement, nous passe en trombe au 1/3 de la montée à un rythme qui n'a plus rien de cool et poursuit ainsi jusqu'au sommet du col. On se retrouve au sommet. Si fâcherie il y avait, elle n'aura duré que le temps de l'ascension. Claire et Gwenaëlle sont réconciliées. Heureusement car je suis de la même race que Petit Tonnerre. Je n'aurais jamais supporté une brouille entre nous. Au col, certains cyclos partent à droite pour faire un tout droit vers le sommet de l'Aigoual en by-passant les gorges du Tamoul. Ce n'est pas là le nominal et les pentes sont, par là, beaucoup plus faibles. Ils trichent.

Nous restons sur le nominal et repartons dans la descente vers Florac et Ste Énémie. Aux Vanels, on part à droite pour remonter les gorges du Tamoul. Jean-Pierre, toujours unidimensionnel dès lors qu'il s'agit de nourriture, parle des gorges du Taboulé ou de la Tourgoule. On fait un à droite dans une toute petite route qui remonte les gorges du Tamoul, tout droit. Il fait encore frais et le paysage est magnifique, alors on monte tranquillement dans des pentes pas si raides que celles de la Sudisette d'hier. À Cabrillac, à 8 km avant la bataille, on retrouve la route tranquille qui vient du col de Perjuret et monte au sommet de l'Aigoual, et on poursuit groupés à un bon rythme, mais sans excès, encore ignorants de l'imminence de la bataille du sommet.

Insensiblement, à 1 km environ du sommet, Jean-Pierre accélère, mais avec une discrétion toute britannique: en fait il conserve son rythme lors d'un changement de pente au lieu de ralentir, et prend vite 100 m à Claire et Gwenaëlle qui pestent contre cette rupture de l'harmonie juqu'ici sans fissure de l'équipe. Sûr de son coup, Jean-Pierre passe détaché devant le photographe officiel, à 300 m du sommet, loin devant Gwenaëlle et Claire, à un rythme d'enfer, mais avec les mains toujours en haut du guidon pour tromper ses coéquipières.

Jean-Pierre Jean-Pierre Jean-Pierre
 
Jean-Pierre passe détaché devant le photographe officiel. Ça va chauffer, derrière

La chasse s'organise alors enfin, derrière. Dans la dernière rampe, Gwenaëlle lâche les chevaux devant Claire et double Jean-Pierre en trombe: celui-ci n'a plus assez de réserves secrètes. Claire suit au même rythme et distance aussi l'ex-échappé. À l'observatoire, les classements finaux sont donc (1) Gwenaëlle, (2) Claire et (3) Jean-Pierre.

Prix Ourson de la bestialiteSport, Jean-Pierre décernera à Claire et Gwenaëlle au sommet un prix "Ourson" de la bestialité, avec remise à chacune, en grande pompe, d'une médaille de l'Aigoual en souvenir de ce prix si disputé.

Mais il y aura revanche.

Cyclo debile
Col de la Sereyrède: C'est largement l'heure de manger, ce qui affecte gravement Jean-Pierre, le premier atteint par la débilité ambiante

Visite agréable de l'expo de l'observatoire, avec les questions d'usage sur les nuages et la forme des gouttes de pluie. Il est maintenant temps d'aller manger. Pour cela, il suffit de redescendre par le col de la Sereyrède. C'est largement l'heure de manger, ce qui affecte déjà gravement Jean-Pierre, le premier atteint par la débilité ambiante. En effet, comme hier, les cyclos deviennent tous débiles avec la journée qui s'avance. Descente jusqu'à l'Espérou, comme hier. Comme hier il y a à manger. Comme hier, le bar est ouvert en face. Comme hier, l'épicière est fermée.

C'est maintenant le début de l'après-midi, le soleil cogne et il fait chaud, comme hier. Bernard Del Socorro dira après qu'il n'a jamais fait aussi chaud lors d'un brevet Aigoual, et qu'il fera bien plus frais le lendemain (lundi). On démarre par la descente sur la route de Ganges le long de l'Hérault, jusqu'à Valleraugue. Gwenaëlle avait oublié sa mini-pompe au camping, alors Claire et Gwenaëlle se prêtent celle de Claire et Jean-Pierre s'efforce de rester derrière en descente pour ramasser les morceaux de ses coéquipières. Pour la seconde fois déjà, quand elle le double à très grande vitesse, Jean-Pierre remarque le sourire carnassier de Gwenaëlle.

Debiles col du Pas
Col du Pas: Claire et Gwenaëlle n'échappent pas à la débilité ambiante. À quoi servent les sacoches ?

À Valleraugue, on prend à gauche à la sortie du village, le long du Clarou, une rivière bien nommée. Gwenaëlle, en pleine forme dans cette canicule, part devant dès le début de la montée. On ne la reverra qu'au sommet. Après avoir quitté le Clarou, on part dans la pente, raide, jusqu'au col du Pas.

Le soleil tape de plus en plus fort et il fait chaud, très chaud. La débilité ambiante est maintenant générale et s'aggrave grâvement. Claire et Gwenaëlle nous font des infidélités, à Petit Tonnerre et à moi. Contre toute raison, elles ont décider d'essayer, au sommet du col, le vélo Singer de Jean-Pierre avec ses porte-bagages ! pourquoi pas des pare-buffles tant qu'on y est ?

debiles
Au col de l'Asclier, on commence vraiment à craindre pour la santé mentale de Gwenaëlle et Claire

On redescend ensuite le long de la rivière Borgne et on remonte, plus raide, vers le col de l'Asclier, la dernière montée sérieuse, très sérieuse même, de la journée. On rencontre un tandem sympa, qui monte tranquille. Nouvelles crampes pour Jean-Pierre qui s'attarde à l'arrière. Claire est partie devant. Au col de l'Asclier, le soleil a vraiment frappé et on commence à craindre pour la santé mentale de Gwenaëlle et Claire.

Redescente vers le col de la Triballe et Sumène. Dans la descente, sur un trou passé trop vite, Jean-Pierre crève de l'arrière par pincement. Claire, déjà zombie, lui demande si ça va et continue sa descente sans écouter la réponse. Gwenaëlle est déjà loin devant avec la pompe de Claire. Après réparation de la chambre, après une descente rapide en appuyant très fort, Jean-Pierre retrouve Gwenaëlle et Claire à l'entrée de Sanissac. Elles ont attendu tellement longtemps qu'elles affirment avoir eu le temps de se refroidir. Il fait pourtant vraiment chaud, car l'après-midi s'avance et on perd de l'altitude.

Jean-Pierre affirme qu'il est cuit (ce qui, en apparence, est vrai). Claire et Gwenaëlle le croient et lui refusent le privilège de relayer. Fatale erreur ! N'écoutant que sa générosité, Claire prend sans méfiance  le dernier relai, à 25 km/h (une allure de tortue) dans le faux-plat qui va de Sumène à Ganges. Gwenaëlle reste dans la roue de Jean-Pierre, insouciante et confiante elle aussi. La pancarte de Ganges est tapie à droite, juste après un virage à droite, dans le plat. Alors, suivant en cela, dit-il, la méthode bien rodée d'Olivier, Jean-Pierre lance sans sommations le sprint à 50 m de la pancarte à la vue, du coté gauche, de la contre-pancarte de sortie du village. Il déborde alors facilement Claire qui avait fait tout le travail, laisse sur place Gwenaëlle qui ne s'y attendait pas et franchit victorieusement la pancarte la plus convoitée du brevet: celle qu'il faut gagner. Claire est mortifiée et crie au tricheur. Gwenaëlle ne dit rien mais n'en pense pas moins. Au contrôle, les juges Bernard Del Socorro et Bernard Lescudé confirmeront tous les deux la tactique gagnante en sprint de pancartes: "Tous les coups sont permis". Claire perd donc sur le tapis vert, sur décision de justice non susceptible d'appel. L'histoire retiendra néanmoins à quatre contre deux (trois cyclos compris) que la pancarte lui revient moralement.

Heureusement, il y a des boissons fraîches au contrôle (pas de bière, cette fois, il fait trop chaud). Gwenaëlle gagne le prix de la féminine la plus ... (étant resté dehors, j'ai mal entendu: "B...", "Bourrine" ?) et les organisateurs offrent un superbe T-shirt à Claire pour la même raison obscure. Comme d'habitude la partie féminine de l'équipe s'est distinguée et est à l'honneur. Il faut dire qu'il y a bien peu de femmes qui ont fait le parcours, sans doute aucune avec cette aisance, et aussi déjantées. Mais ce n'est pas une raison.

Pour rentrer à Ganges, je précise d'entrée de jeu que je ne suis pas un bourricot. Petit Tonnerre fait pareil. Alors c'est le Singer vert-Abeille de Jean-Pierre qui s'y colle avec ses énormes porte-bagages, ses pare-buffles et ses tendeurs: il prend les sacoches de Jean-Pierre à l'avant et les deux duvets (ceux qui n'ont servi à rien à Meyrueis du fait de la chaleur) de Claire et Gwenaëlle à l'arrière. Ça lui apprendra à me doubler par traîtrise en sprint ! Ceci fait, avec une sollicitude toute féminine, Claire et Gwenaëlle se relayeront mutuellement jusqu'au camping du Vigan, toujours à 25 km/h. Claire avouera après en avoir quand même plein les bottes, Gwenaëlle n'avouera rien du tout et semble dans la même forme qu'au départ, mais avec sa pompe en plus, qu'elle a retrouvé sous la tente.

Dernière nuit au camping. Dernier plat de pâtes. C'est fini ! Demain, on rentre, toujours par le viaduc de Millau et le Causse, si beau en cette saison.

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Esteban

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