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vache_et_cyclo
WEEK END EN NORMANDIE À BERNAY
 
13 et 14 septembre 2003
Organisation : Guy Piot

Samedi 13 septembre

De bon matin, il fait frais, les routes normandes sont dégagées et agréables. Sous un ciel bleu, quelques nappes éparses de brouillard enveloppent la campagne dans un écrin de coton.

Le rendez-vous est fixé à 9 h sur le parking de "l'Acropole hôtel" à Bernay. Cet hôtel est indiqué dès l'arrivée en ville, par contre le fléchage nous fait sortir de l'agglomération pour nous conduire au rond-point de la zone d'activité ouest après deux km de montée. Rien d'étonnant que "l'Acropole hôtel" soit en hauteur, mais aucune indication ne figure. Après un tour, et un demi-tour les Laoué suivis par Roland et les Auzet qui nous ont rejoint trouvent finalement l'hôtel. Il est 9 h, les 14 participants sont tous arrivés à l'heure.

Le WE commence fort bien, Rayjane nous accueille avec café, thé, viennoiseries ... Guy fait le briefing, il a déjà négocié le prix des chambres et du restaurant. Le rangement des vélos et le moyen de se doucher avant de repartir dimanche soir. Il est bien précisé que la région est bien vallonnée et que les distances sont approximatives, étant donné le tracé par de toutes petites routes.

Nous partons en remontant la vallée de la Charentonne. Le soleil a dissipé les quelques nappes de brouillard, les couleurs naissantes d'automne bien que discrètes apparaissent. Les vaches normandes toutes aussi discrètes nous regardent passer. Quelle belle vie ! !

A Serquigny nous prenons la direction de Beaumont le Roger (BPF de l'Heure). Le peloton s'anime, les participants se surveillent, l'attention est soutenue ... et enfin c'est la pancarte ! !

Beaumont le Roger est une très charmante petite ville sur la Risle. Nous remarquerons son église du XV° et le prieuré du XI°.

Prenant la route qui suit le chemin de fer, ce qui ne veut pas dire quelle est plate (Guy avait bien raison) nous nous dirigeons vers Brionne, second BPF de l'Heure et de la journée. J'ai bien écrit de l'Eure (sans h). Comme d'habitude, à l'approche d'un BPF, devinez ? Le peloton s'anime, les participants se surveillent, l'attention est soutenue ... et enfin c'est la pancarte ! !

La très belle bourgade de Brionne est en contrebas des ruines du château dominé par les restes de la vielle tour. La curiosité de la région reste l'Abbaye du Bec Hellouin à 5 km au nord. Pour des raisons uniquement pratiques, (cela va de soi) vue la configuration de la route directe, il est décidé de couper un peu le fromage (de 3 Km environ), de quitter momentanément le trajet nominal pour rejoindre l'abbaye du Bec Hellouin. Le charme de cette option conforte ce choix : La route est de qualité l'environnement aussi. Quelle belle vie ! ! L'oubli de pointage du B.P.F. oblige un cyclo à faire demi-tour, par discrétion et aussi pour éviter la honte, son nom ne sera pas cité.

Tout à coup, surgissant à vive allure, un peloton d'une centaine de coureurs à 5 ou 6 de front, nous doublent, nous poussant presque au fossé pour passer, les décrochés s'abritent derrière les voitures qui essayent de doubler ... Suivent encore d'autres pelotons. Nous nous arrêtons pour les laisser passer et ainsi préserver notre sécurité. A la bifurcation de la D130 pour rejoindre l'Abbaye, un autre peloton est sur nos traces à 300 m. Pris par l'élan, tels les moutons de Panurge, une vingtaine des premiers coureurs nous suit sur la petite route. Il fallait entendre les noms d'oiseaux et autres, foisonner derrière nous ... Le désordre s'installe, bon nombre s'est arrêté, ceux qui nous ont suivis pestent et font demi-tour ... Qu'ils se débrouillent !

Plus tard nous apprenons qu'il s'agissait du "Levallois Honfleur". Il y a diverses façons de pratiquer le cyclotourisme.

Midi et demi, nous faisons le tour du parc et des remarquables bâtiments de l'abbaye, il est trop tard pour en visiter l'intérieur. Catherine rencontre un "père blanc" et lui demande si l'on peut pique-niquer dans le parc ? : "Mais bien sûr ! Vous allez à gauche de l'entrée, contournez le petit bâtiment et vous trouverez un espace ombragé, aménagé à cet effet avec des bancs. Bien des gens s'installent n'importe où sans rien demander, votre savoir-vivre vous honore madame, bon appétit ".

Nous avons effectivement déjeuné de bon appétit, ce lieu sûrement béni nous a offert un complément de dessert apprécié avec foison de bonnes noisettes tombées du ciel. A St Georges du Vierve, un groupe prend le trajet nominal court (65 Km prévu) l'autre prend le nominal long (90 Km prévu).

Sur le nominal court, le groupe est en forme, le temps magnifique et il est un peu tôt pour rentrer à l'hôtel... aussi Catherine propose de faire un crochet par Plasnes distant de 3 km de notre itinéraire pour montrer au groupe un charmant petit château, perdu dans les bois, souvenir de son adolescence. Elle s'y était rendu avec des amis par un beau et froid dimanche d'hiver afin de faire du patin à glace sur la pièce d'eau du château, alors inoccupé : " j'avais alors l'impression que le château nous appartenait ". En fait nous sommes d'abord tombé sur un château qui n'était pas le bon, et renseignements pris auprès de promeneurs on nous indique le chemin du manoir en question. Mais nous arrivons par l'autre façade du manoir (l'arrivée par le bois n'étant plus possible). Nous apparaît alors une petite bâtisse enserrée dans des bâtiments de ferme, l'aspect est vieillot et très décevant et pas de pièce d'eau sous cet angle ! ! Le groupe se moque gentiment de Catherine que ses souvenirs ont apparemment trahis et que Pascal traduisit à sa façon un peu cavalière "dans la fraîcheur de ses 15 ans, elle se souvenait de son premier patin".

Sur le nominal long tout se passe à merveille, à noter cependant que ces dames, au nombre de quatre ont du se faire entendre par les deux messieurs pour le choix des diverticules pris volontairement ou non.

Sur les deux itinéraires l'énigme des distances n'a pas été élucidée et ne le sera probablement jamais :

Chaque groupe est passé prendre un pot à Bernay avant de remonter à " l'acropole hôtel ", puis tout le monde a bien mangé, bien rigolé et bien dormi. Quelle belle vie ! !

Dimanche 14 septembre

Petit déjeuner comme nous les aimons, de plus on pouvait se faire cuire des oeufs à la coque suivant son goût ! Quelle belle vie ! !

Le matin est un peu frais ce qui n'empêche pas le port du cuissard court. Cependant, Guy arbore son bonnet rouge " façon Schoumpf " et Jean-Pierre apparaît avec son bonnet à pompon et ses moufles fourrés façon Pôle nord.

Aujourd'hui nous partons vers l'ouest en suivant dans l'autre sens la vallée de la Charentonne, puis au Gd Mesnil, une bonne petite montée nous conduit au nord sur le plateau par les toutes petites routes de campagne. Et voici la source de l'Orbiquet. C'est une résurgence sortant de la mini falaise calcaire. L'espace est aménagé avec bancs, tables et des panneaux d'information nous racontent que la source est constituée d'un siphon de soixante mètres exploré en 1963 suivi de canaux souterrains de plusieurs centaines de mètres explorés en 1993, se terminant par de petits boyaux inexplorables par l'homme. Une petite équipe de spéléologues préparant un spectacle et une démonstration de plongée ont regretté, nous aussi, que nous ne puissions pas rester. Enfin, nous avons apprécié cette eau pure et fraîche et remplis nos bidons. Quelle belle vie ! !

C'est avec ravissement que nous descendons la charmante vallée de l'Orbiquet, B.P.F. du Calvados. Avant d'y arriver, devinez ? Le peloton s'anime, les participants se surveillent, l'attention est soutenue ... et enfin c'est la pancarte ! !

Orbec est en travaux, mais avec ses typiques maisons anciennes, ses monuments, sa longue rue commerçante fleurie, le parc verdoyant que traverse l'Orbiquet ce B.P.F. garde tout son charme. Le pique-nique se fait, bien sûr, dans le parc, proche de l'aire de jeux des enfants et pour l'occasion des "enfants adultes" de l'Abeille. Les canards viennent cahin caha partager notre repas. Ils préfèrent, dans l'ordre : Le pain coupé en petits morceaux, la pomme de terre (pas la peau), le pâté et le jambon, les tomates cerises à condition de les couper au moins en deux ... Les cacahuètes ne les emballent pas.

Après le café, un groupe opte pour le nominal court (65 km prévus), l'autre pour le nominal long (90 km prévus).

Le petit parcours continue de suivre la verte vallée de l'Orbiquet jusqu'à St Martin de Mailloc ou nous traversons la D 519, et surprise ! Le premier nous crie : "moulinette" ! Bien lui en a pris. La petite route grimpe à 10% avec de passage à 15% et ceci sur 3 km en deux paliers. Ce qui prouve, une fois de plus, que sur les toutes petites routes on peut trouver des 2 et 3 chevrons sans qu'ils figurent sur la carte.

La fin du parcours est moins accidentée heureusement. Du coup pour éviter de redescendre dans Bernay, les limiers de la carte concoctent un itinéraire touristique nous emmenant directement sur le plateau de l'hôtel. Quelle belle vie ! !

Les quatre adeptes du grand parcours rencontrent la même surprise des 10% à 15 % sur les trois km et passent aussi la moulinette.

Sur les deux itinéraires, l'énigme des distances ressemble étrangement à celle d'hier. Elle n'a pas non plus été élucidée et ne le sera probablement jamais :

La boisson fraîche est bien venue en arrivant, la douche aussi. Ce soir il fait bon, les routes normandes seront certainement plus chargées qu'à l'aller hier matin mais sûrement tout aussi agréables. Nous allons rentrer sous le ciel bleu. Quelle belle vie ! !

Merci Guy, des WE comme celui-ci on en redemande et le plus souvent possible !

René LAOUÉ


"Le Cyclotourisme, un art de vivre"