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Semaine Abeille en Slovénie

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Du 17 au 28 mai 2012


par Les participants
http://abeille-cyclotourisme.fr/souvenirs/2012_semaine_slovenie.html

Bled
Bled

Vendredi 18 mai 2012 - 1er jour de vélo

Par Annick Piot et Christian Auzet

La veille, parcours et documents nous ont été remis.

Au petit déjeuner de 7 heures, les Abeilles sont là et les commentaires vont bon train sur la qualité du pain, la diversité du buffet et l'arôme du café : bref, la ruche se régale !
Les prévisions "météo" sont clémentes : ciel bleu, soleil et fraîcheur.

Le départ est prévu à 8h30. Après la traditionnelle photo de groupe, le peloton se met en marche. Nous sortons rapidement de Bled pour dérouler nos gommes sur les petites routes de campagne. Le blanc des hautes montagnes enneigées contraste avec le vert tendre des prés dévêtus de leur blanche parure hivernale.

Sava
La Sava

Les fleurs printanières ouvrent leurs pétales multicolores et leur parfum comble nos narines. Pour compléter cette oeuvre impressionniste , un cours d'eau : la SAVA. Il prend sa source dans les montagnes slovènes, va arroser la Croatie et la Serbie et se jette dans le Danube. Du pont qui l'enjambe, nous admirons le point culminant du pays, le Triglav 2864 mètres. Des photos sont prises mais avant de repartir nous nous apercevons que les Auzet manquent à l'appel.

Déjà, la veille un retard certain les avait fait remarquer... Les portables sont branchés pour appeler Christian mais personne n'a son numéro ou Claudine qui, d'après les cancans du groupe, est toujours sur répondeur. Nous laissons donc un message et reprenons doucement notre route.

Doucement est le terme car celle-ci à des grimpettes à 17 % qui oblige la plupart du groupe à mettre pieds à terre. Nous arrivons à la chapelle Saint Lambert que nous visitons. Le choeur est simple mais de style baroque. Adossé à la chapelle, un séchoir à foin étend ses grands bras vers le champ voisin.

Forgeron de Kropa
Forgeron de Kropa

Nous poursuivons jusqu'à Kropa. Au cours de la visite de l'ancienne forge nous apprenons que celle-ci était spécialisée dans la fabrication de clous, de tailles différentes, et qu'elle a fourni Venise pour sa restauration.

C'est à Kropa que se divise le groupe. Le petit parcours, pour se rendre à Trzic emprunte une petite route de montagne au dénivelé impressionnant qui conduit à la terrasse d'une auberge.

L'accueil et la météo sont toute en chaleur. Confortablement assis sur des coussins, installés par le patron, nous dégustons charcuterie, salade, fromage, studel, bière et goutte du patron.

Pour l'après-midi, arrêt aux ruines du château de Grab Aomen dont le mur d'enceinte, en partie écroulé, nous permet  d'apercevoir les montagnes enneigées en arrière plan : superbe photo !

Arrêt à un autre château restauré et transformé en hôpital psychiatrique. Il fut réquisitionné, pendant la guerre, par la Gestapo, qui y tortura de nombreuses personnes. Un musée relate ces événements tragiques.

À l'approche de Bled, notre arrivée, nous faisons le tour du lac. Des compétitions d'aviron s'y déroulent et nous pouvons admirer les athlétiques rameurs. Après quelques clichés de l'ile et du château nous rentrons au bercail les joues colorées par le soleil et les muscles durcis par les reliefs abruptes.

Après une douche salvatrice, nous nous rendons à la réunion menée par notre charmante et efficace guide Svalta. Elle est animée car les photocopies des parcours ne sont pas évidentes à interpréter et des ronchonnements animent la réunion...

Mais cela ne nous coupe pas l'appétit et c'est dans la bonne humeur que nous partageons le buffet copieux qui nous est offert dans la salle de restaurant d'où la vue sur le château au soleil couchant est MAGNIFIQUE !

Annick

Le grand parcours.

Chapelle de la haut sur la montagne
La chapelle là haut sur la montagne

Chez le forgeron de Kropa souffle soudain un vent de panique : le grand parcours doit partir illico pour monter la côte vers la chapelle de "la haut sur la montagne". De là, nous avons un magnifique paysage dominant la plaine de la Sava avec au fond la chaine de Karawanken qui nous sépare de l'Autriche.

Art socialiste
Art socialiste plus dur que pur

Dans la descente qui ne fini pas de monter, nous marquons une halte au monument des fusiliers locaux, dans le style art socialiste, plus dur que pur.

Puis, la nature reprend ses droits et un nouveau moment de panique nous surprend en pleine nature, loin de toute vie, midi passé, sans rien à manger. Heureusement, nous trouvons un market à Rudno, et allons déjeuner près d'un cours d'eau un peu plus loin. Pour digérer, nous descendons une belle route, bien groupés en suivant gentiment le tandem présidentiel jusqu'à Skofja Loka. Là, c'est visite de la ville ou bien terrasse de café, mais pas les deux. Le ton est donné pour le séjour du grand parcours.

Ensuite, il faut bien rentrer par une route plate, droite et très fréquentée, ce qui est dangereux, surtout à l'approche de l'autoroute.

Arrivé à Kranj, "le groupe" décide que nous n'avons pas le temps de visiter la ville. Impasse et manque : donc tout droit. A partir de là, nous reprenons des routes collineuses et agréables pour monter vers Golnik. Nous faisons un peu de rab non voulu vers Trzic. Puis nous remontons, tel un groupe homogène en vitesse, vers Begunja na Gorenjskem, où nous avons encore une route en balcon, avec une pensée pour l'autre groupe qui a fait le même retour. Nous terminons par l'agréable piste cyclable qui nous conduit à Bled.

Christian

Samedi 19 mai 2012 - Bled/Kranjska-Gora (Grand parcours)

Par Daniel Forel

Lac de Bled le matin
Lac de Bled ce matin-là

Départ en douceur le long du lac de Bled, nous découvrons de belles villas et hôtels début de siècle, qui ont dû connaître une période fastueuse du temps d'Alexandre 1° roi de Yougoslavie.
Slvata, notre guide bien aimée, nous montre quelques km plus loin sa résidence d'été, bâtiment sans caractère (Est-ce dû aux transformations de l'époque communiste ?), entouré d'un très beau parc qui plonge dans le lac. Ce malheureux Alexandre a eu la mauvaise idée de se rendre en France en 1934, où il fut assassiné à Marseille lors d'une visite officielle. Et il y en a qui chante "Douce France, cher pays de mon enfance"...

Alors que la route bien plate, qui longe le lac, nous tend les bras, Slavata nous indique une petite route bien raide qui monte dans la forêt. Après quelques km de montée, nous sommes sur un balcon naturel, qui nous offre une vue superbe sur le lac. Tout en bas des skiffs, 2, 4 et 8 rameurs tracent des sillons lumineux dans l'eau.

Ça monte toujours dans un vallon verdoyant jusqu'à Kocna, puis c'est une descente rapide vers Jesenice dans la vallée de la Sava.

Nous franchissons la barriere
Nous franchissons la barrière

À Jesenice séparation des groupes. L'équipe longue distance a le privilège de perdre notre guide, qui va très vite nous manquer. En effet, nous nous retrouvons coincés entre la montagne et le torrent aux eaux claires. La route devient un chemin, puis le chemin un sentier. Ce sentier nous offre alors un choix crucial, soit une barrière qui donne sur un pré bien dégagé, soit une sente rocailleuse à l'extrême. Après une tentative infructueuse sur la sente, nous revenons à la barrière où nous retrouvons les 3 Abeilles, adeptes du goudron et des schismes, qui nous avaient abandonnés à l'entrée du sentier, ainsi qu'un vététiste slovène qui nous montre le bon chemin. C'est ainsi regroupés, que nous franchissons allègrement la barrière. Nous remontons joyeusement sur nos vélos, mais pas pour longtemps pour certains. Avec les pluies des jours précédents le sol est détrempé.

Claudine
Claudine chute dans l'herbe
Daniel
Daniel chute dans la boue

Dans un virage, Claudine a la bonne idée de tomber côté herbe et moi côté boue. Le tout sans gravité. Notre nouveau guide nous met en garde avant une descente dangereuse. Effectivement du 15% dans un chemin rocailleux. Il faut y aller "slowly", comme il nous le recommande.

On retrouve enfin la piste cyclable que nous aurions du prendre. C'est une ancienne voie ferrée qui enjambe souvent la rivière par des ponts métalliques très rouillés. Paysages splendides nous sommes dominés par le sommet du Triglav des Alpes Juliennes.

Nous doublons ceux du petit parcours qui ont la décence de ne pas se moquer de nous. Eux avaient pris le bon chemin !

Arrêt à Kranjska Gora pour les courses. Beaucoup de monde sur les terrasses, qui profite du retour de ce chaud soleil de printemps.

Sur les recommandations de Patrick, nous poursuivons jusqu'aux lagli di Fusine en Italie. Excellent conseil! c'est vraiment très beau. Petit détail : sérieuse grimpette pour les atteindre. Pique-nique, sieste, petit café âprement discuté, et retour.

Sur le chemin du retour, les plus courageux, Maxime, Claudine, Gérard, Christian, Patrick et Thomas se paient le diverticule du Würzenpass (traduction libre : le col de la saucisse). Thomas se souviendra éternellement du retour derrière le tandem à plus de 30 km/h. À l'arrivée c'était l'épuisement et une récupération difficile.

Fusine
Lagi de Fusine
Wurtzenpass
Wurtzenpass: vue vers l'Autriche
Thomas
Thomas s'est remis de son retour

Les moins courageux et aussi les plus perspicaces, Jean Pierre et moi-même, rentrent directement et retrouvent le petit parcours qui avait fait bombance au resto pour quelques euros.

Vive la Slovénie, c'est beau, accueillant et pas cher.

Daniel

Dimanche 20 mai 2012 - Repos

Par Gérard Grèze

Aujourd'hui est un jour de repos avec transit en voiture de Bled à Moravske Toplice soit environ 250 km avec l'essentiel sur autoroute. Cela laisse beaucoup de temps pour faire du tourisme.

Au petit déjeuner il y a tout de même un sujet de conversation un peu inattendu :

- "Alors tu as senti ce qui c'est passé cette nuit ?"
- "Quoi, que s'est-il passé ? L'hôtel est tellement calme que j'ai super bien dormi."
- "Et toi tu n'as rien remarqué ?"
- "Non, j'ai aussi bien dormi, qu'aurait-on du ressentir ?"
- "Eh bien, la terre a tremblé au petit matin. Ça n'a duré que quelques secondes mais le lit a été secoué énergiquement et ça m'a réveillé."
- "Quel dommage de ne pas l'avoir ressenti, on n'a pas souvent l'occasion de vivre cela en France."

Ce n'était pas très violent et ça n'a donc pas réveillé tout le monde. On apprendra un peu plus tard que l'épicentre était en Italie, du côté de Bologne où malheureusement il y aura quelques victimes et d'énormes dégâts sur les bâtiments.

C'est journée libre alors chacun organise son programme. Il y aura de nombreuses versions avec :








Photos, diverses, de cette journée

Dans l'après-midi chacun rejoindra le centre thermal de Moraske-Toplice où nous logerons pendant quatre jours.
Les différents bassins du centre permettent détente et bains bouillonnants, mais aussi un peu de sport avec un superbe bassin olympique en extérieur.

Quelques Abeilles profiteront des piscines et tout le monde sera là à 19h00 pour le briefing du soir.

Gérard

Lundi 21 mai 2012 - Prekmurje

Par Chantal Courmont

Premier circuit facile et pas trop long dans la région de Prekmurje pour le petit parcours car la météo maussade au départ deviendra carrément pluvieuse au cours de la matinée.

Nous ferons une incursion en Autriche après le pont où coule la rivière Mura; Arrêt photos dans la ville de Bad Radkersburg (vieux remparts) en particulier pour l'hôtel de Ville. Puis nous retrouvons rapidement la Slovénie et la ville de Gornje Ragona où une visite de cave est prévue; la pluie s'arrête à peu près au même moment et c'est une halte bien appréciée.

Cave
Visite guidée des caves

Visite guidée des caves par une femme dynamique, ses propos sont traduits par Vlasta. Les locaux datent de 300 ans, la température y est glaciale. Dans la 1ère cave on affine du vin selon la méthode champenoise de 2 façons différentes : l'une en tournant les bouteilles couchées, l'autre en y ajoutant de la liqueur. Le trousseau de clés de notre guide est impressionnant et c'est Gérard qui a le privilège d'ouvrir la porte de la 2ème cave où sont conservés les plus vieux crus.
La dégustation de 2 sortes de vin se fera dans la bonne humeur et c'est ragaillardis par cette bonne étape que nous reprenons la route ; ce sera pour peu de temps car nous faisons halte pour le déjeuner dans un restaurant italien, rare auberge ouverte le lundi. Pizzas et lasagnes se ferons attendre mais les boissons sont servis rapidement accompagnées de petits canapés pour nous faire patienter.

Les costauds malgré l'heure tardive prévoient d'effectuer encore 65 km; nous rentrerons par un chemin légèrement différent de l'aller, sans pluie.

Arrêt à Murska Soboda pour aller voir le château du 16ème siècle : nous sommes un peu déçus, il n'est pas mis en valeur.

À l'arrivée à l'hôtel nous sommes plusieurs à profiter des Thermes et de la piscine extérieure. La nappe d'eau découverte ici à 1400 m sous terre dans les années 1960 en faisant des forages pétroliers sort à 70°; elle a des propriétés spécifiques pour améliorer les rhumatismes et la souplesse des articulations, c'est avant tout relaxant après une journée de vélo.

Nous avons le briefing et le repas dans notre salle ; nous ne nous attardons pas car demain le départ est prévu à 8h.

Chantal

Mardi 22 mai 2012 - Grand parcours : On voulait voir Lenti et on a vu Lenti

Par Jean-Pierre Smith

Ce jour-là, le destin sélectionne neuf fêlés (dont un vélo fait par Ernest Czuka) pour aller voir Lenti en Hongrie, pays d'origine d'Ernest. Ni Jean-Claude, ni Geneviève ne sont là. Ils sont remplacés par Daniel et Jean-Pierre. Jean-Pierre fera office de rédacteur. La sélection est donc: Daniel, Christian et Claudine, Gérard et Maxime, Michel, Thomas sur son drôle de vélo, Patrick et Jean-Pierre et son vélo d'origine semi-Hongroise.

Au carrefour de la séparation, Szwlasta la guide nous dit avec certitude, nous intimant notre direction vers un pot au noir à couper au couteau: "À 7 heures !". Le vent et la promesse de pluie emportent ses paroles. Ensuite, il pleut. Il peut dans des côtes à arracher les manivelles, il pleut jusque sous le porche de l'église où on se réfugie pour attendre que la pluie cesse, il pleut alors qu'on entrevoit fugitivement Jean-Lou à l'occasion d'une pause technique de certains d'entre nous, il pleut dans des descentes descendues à tombeau ouvert jusqu'à un panneau "Stop" opportunément placé devant un café charitable.

Toit de chaume
Toit de chaume dégoulinant

Nous n'irons ni dans ce café, ni dans aucun de ses affidés sur la route = pas de piti café. D'ailleurs, Estrella n'est pas là. La route humide, glissante, parfois sablonneuse de Hongrie nous appelle, c'est irrésistible. Sous la pluie dégoulinante, la déclinaison "tourisme" de "cyclotourisme" s'impose à nous. Alors, nous voyons à Velemer un toit de chaume dégoulinant et à Redics une église, fermée, implantée face à un banc. Nous y avalons tout rond notre "11 heures", à midi, juste avant que ne débarque la fringale qui gronde.

Sur la route de Lenti, nous étions neuf fêlés, roulant sous la pluie à 30-35 dans notre avidité de voir Lenti. On est arrivés à Lenti à 11h30, on a vu Lenti, on a tourné à droite sur la N-75, on n'a plus vu Lenti. Jamais plus nous ne reverrons Lenti.

On n'a pas encore mangé, même, pour ceux qui suivent, notre 11 heures. Enfin, juste avant la frontière qui nous ramène dans l'opulente Slovénie, juste après le mystérieux établissement décoré des portraits Platoniciens (en ombres chinoises, presque en relief à défaut d'être platoniques) d'un quarteron de ravissantes hongroises juste vêtues de leur vertu, nous prenons à gauche de l'autoroute la route de Lendava.
Nous y déjeunerons, fort tard et sous une pluie battante, pour 6,5 EUR par personne.

Chemin sablonneux et malaise
Chemin sablonneux et malaisé

Pour le retour, nous votons démocratiquement pour la route directe par la D-442 et prenons, sous la pluie, un chemin sablonneux et malaisé dont la rumeur du peloton dira qu'il s'agit du nominal du grand parcours. Trois ridicules km, qui en semblent 20 à mon vélo hongrois qui englue ses petits peneux dans les sables mouvants et talonne sur de mauvais cailloux.

L'heure avançant, il pleut de plus en plus et je perds le compte de la route qui défile sous les roues. Aux dires du nominal,  nous devons, après le parcours N° 2/3, entamer la warp zone secrète dénommée "N° 4/3". Enfin, nous arrivons plus de 1h 1/2 en avance sur les RV pour massage de 18 heures.

Patrick nous quitte, pour aller à la piscine du camping, celle qui a des toboggans géants. En manque manifeste d'eau, tous s'égaillent vers la piscine. On y voit même Michel dormir dans une chaise longue.

On voulait voir Lenti et on a vu Lenti.

Jean-Pierre

Mercredi 23 mai 2012 - Jeruzalem

Par Edwige Briand

VLASTA, notre charmante guide qui suivait attentivement chaque jour la météo avait pris la décision de reporter ce circuit prévue le 1er jour du point d'attache de Moraske Toplice au dernier jour, car la beauté des paysages et la difficulté du circuit méritaient un temps adéquat.

Nous attendons
Nous attendrons ...
Devant une petite chapelle
... devant une petite chapelle

Départ groupés vers 8h, il suffit de suivre VLASTA qui a préparé pour nous ce circuit, une crevaison sera enregistrée, nous attendrons devant une petite chapelle, nous repartirons en empruntant une route en cours de travaux, et monterons jusqu'au croisement entre la direction de PTUJ et LJUTOMER.

Les accros aux kilomètres prendront la direction du PTUJ ils seront 7 et les contemplateurs du circuit touristique seront 13 + VLASTA, Claudine et Christian ont décidé aujourd'hui de profiter du paysage avec nous.

VLASTA nous entraîne vers une jolie côte afin de voir les thermes dont j'ai oublié le nom, n'étant pas intéressés nous faisons demi-tour et prenons notre élan pour remonter un peu plus loin, mais ce n'est pas la bonne route, et nous nous ferons gentiment tancer par VLASTA, qui nous rappellera qu'en ville il faut l'attendre ! ...

Un peu plus tard nous nous retrouvons à LJOTOMER, c'est une erreur car nous devions l'éviter, mais avons loupé la petite route ...

Nous arrivons bientôt à la bifurcation pour JERUZALEM. JERUZALEM nom donné au XIIIème siècle par des croises se rendant à Jérusalem...

Quel panorama
Quel panorama vers Jeruzalem !

Nous empruntons une jolie petite route, quelquefois bien pentue, mais quel panorama, nous ferons un premier arrêt sur le parking de la chapelle et ensuite nous continuons 2 km pour atteindre la terrasse panoramique du GOSTICE Taverna Marjan Novak sp, en plein soleil, et Christian n'hésitera pas à utiliser le joli bob rose de Catherine.

Après un repas sympa, il nous faut remonter ce que l'on a descendu ... Un petit arrêt sur la place de JERUZALEM, visite de la boutique vin et gadgets, et de la petite église baroque.

VLASTA nous fera emprunter des petites routes pour le retour, et nos zig-zag nous permettront d'éviter les gros nuages noirs.

Après 102 km, nous apprécierons les bains chauds bouillonnants, la piscine...

Le grand parcours arrivera plus tard, en ayant essuyé quelques gouttes, leur programme visite de PTUJ et restaurant conseillé par VLASTA.

Edwige

Jeudi  24 mai 2012 : Journée de transfert entre MORAVSKE et DIVACA

Par René Laoué

Nous quittons notre confortable hôtel et ses thermes entre 8 et 9 h. Une bonne douzaine d'entre nous font une courte étape à MARIBOR, capitale Européenne 2012 de la culture. Cette magnifique ville pavoisée, emplie de stands d'activités festives et culturelles pour petits et grands, garde cependant tout son charme de ville ancienne avec sa cathédrale, ses monuments, ses rues commerçantes animées par un groupe musical local, un accordéoniste ...

Le RV pour la visite de la capitale "LJUBLJANA" est fixé à 12 h au parking TIVOLI; avec ou sans GPS, même avec un peu de retard tout le monde arrive à bon port. Vlasta nous a réservé le déjeuner dans le plus ancien des restaurants de la capitale le "GESTICA" depuis 1776, situé au 6 de l'ex rue TITO. À table, sous l'oeil bienveillant des portraits des plus grands poètes et écrivains Slovènes, dans un décor ancestral, nous apprécions un des menus typiques locaux : Bouillon de tomate ou de champignons. Risotto ou boeuf crème raifort ou pâtes au fromage et tomate. En Slovénie, on mange la salade avec le plat. Pour finir, café ou gâteau à l'ananas. Quel bon repas !

Cendres du soldat sans nom
Cendres du soldat sans nom

Vlasta habite et connaît parfaitement LJUBLJANA, avec enthousiasme, elle nous commente la passionnante histoire de la belle capitale où en 1895 un tremblement de terre endommagea des monuments et en particulier l'église.
La vieille ville est presque entièrement réservée aux piétons et aux vélos :
L'hôtel UNION qui abrita le haut commandement austro-hongrois, la place PRESEREN avec les remarquables statues. La place circulaire à été finement repavée de façon à ce que ces dames puissent marcher en talons aiguille sans trébucher.
Au point de rendez-vous des amoureux, on remarque la statue de jeunes filles aux remarquables petits seins. A l'époque celle-ci fit scandale et lors de l'inauguration le sculpteur a du les couvrir partiellement d'une petit cape !
La place des congrès avec l'université installée dans l'ancien siège du gouvernement régional. Par ailleurs, nous bénéficions d'une vue remarquable sur le vieux château, haut perché sur son plantureux rocher.
Puis se succèdent l'académie de musique, la bibliothèque nationale, nous remarquons aussi de nombreuses cours intérieures toujours bien arrangées et fleuries.
Place de la Révolution Française, est érigé un obélisque avec le buste de Napoléon Bonaparte, honoré car notamment il respecta la langue slovène. Sur une plaque de marbre, est inscrit ; "Ici sont déposées les cendres d'un soldat sans nom".
Nous passons sur les berges de la rivière Ljubljanica, servant autrefois au transport de marchandises et aujourd'hui vouée aux bateaux promenade. Tout du long ce ne sont que bars, bistros, glaciers, boutiques de souvenirs de vêtements ... Attention ! Une enseigne rappelle que les boulangers qui trichaient sur le poids du pain étaient mis en cage d'acier et suspendus au raz de la rivière. Il arriva qu'oubliés ils finirent noyés !

Plan de la ville ancienne
Plan de la ville ancienne

L'hôtel de ville du 18° et sa cour intérieure avec un impressionnant puits, le plan de la ville ancienne est peint sur les murs, le tout décoré à l'italienne. Nous admirons la fontaine des trois rivières, le théâtre saint Nicolas du 13° reconstruit en baroque.

Enfin nous terminons sur le nouveau pont ou les amoureux ont déposés des chapelets de cadenas pour immortaliser leur amour.

Maintenant, visite libre : Château par le funiculaire, emplettes souvenir et cadeaux, cathédrale... Vingt minutes plus tard, nous essuyons une bonne averse...

Et ce soir à 19 h 15 tout le monde est à l'hôtel de DIVACA pour la petite réunion habituelle.

René

Vendredi 25 mai 2012 : Circuit de Divaca vers Stanjel, Kobljeglava et Lipica

Par Henri Courmont.

Jour de beau temps, dès le matin le soleil est résolument présent et le ciel est bien dégagé, néanmoins le démarrage de l'hôtel traine un peu, il y a toujours un retardataire à attendre (on ne dénoncera pas...). Nous devons partir ensemble et rester groupés jusqu'au lieu de dégustation.

Stanjel
Joli petit village de Stanjel

Une visite s'impose en cours de route, le joli petit village de Stanjel perché sur une colline avec ses rues étroites et ses maisons anciennes dont certaines sont encore équipées de gouttières en pierres taillées. Ce village est bien entretenu et mise beaucoup sur le tourisme, des cars de visiteurs se succèdent. Il nous faut une bonne demi-heure pour satisfaire notre curiosité.

Quelques abeilles quittent le groupe pour faire un grand parcours, ils ne s'arrêteront pas à la dégustation au village voisin.
En effet à quelques km de Stanjel, dans le petit village de Hrusevica, Vlasta a trouvé un petit vigneron qui propose une dégustation de son vin, de jambon cru et de fromage de parmesan, le tout pour 10 EUR/personne. Ça devrait remplacer le déjeuner dans un restaurant.
Le jambon cru a besoin d'une trentaine de mois de murissement, d'abord à basse température dans du sel, puis dans une ambiance sèche à température plus élevée de 8 à 12°.

Collation
Collation sur une terrase ombragée

Le propriétaire cultive 9000 pieds de vigne et produit du vin blanc, du rouge, le Turan et quelques bouteilles de liqueur : la Paulina (du nom de son épouse) à 18°, au goût enrichi d'herbes aromatisées.
Une collation est prévue sur la terrasse ombragée : une belle assiette de fines tranches de jambon cru avec des lamelles de fromage et un peu de crème fraiche en guise de beurre.
Le patron, un bon grand père, est fier de nous présenter sa petite fille, une jolie brunette de 3 ans. C'est en famille, parents et enfants, 4 adultes, qu'ils font tourner cette petite entreprise. Ils vendent leurs produits (vin et jambon) aux restaurateurs de la région et aux touristes. Les récoltes sont variables, cette année, les gelées tardives vont pénaliser la quantité.
Nous avons à peine terminé la dégustation qu'un autre groupe d'une cinquantaine de touristes arrive pour visiter la cave et déguster.

Quelques abeilles partent avec Gérard et Maxime avec l'intention de faire un grand parcours. Le reste de la troupe reprend la route et, au village suivant, Vlasta nous trouve un autre établissement plus moderne qui affine également des jambons en plus grande quantité, ils en font plusieurs milliers par an. Nous nous installons sur une belle terrasse pour déguster une pâtisserie avec le café. Il fait chaud et les fauteuils se prêteraient bien à une sieste prolongée, mais il faut rentrer.

Nous roulons depuis ce matin sur des petites routes peu fréquentées, agréablement vallonnées dans une nature verdoyante, du véritable cyclotourisme...

Au lieu de rentrer directement à l'hôtel, Vlasta nous propose un petit diverticule à Lipica où se trouve un haras de Lipizzans. Cette race de chevaux originaire de Slovénie est culturellement liée à l'école espagnole de Vienne en Autriche. Cette célèbre école, qui tire par ailleurs son nom des purs sangs espagnols qui furent à l'origine de la race lipizzane, n'utilise en effet que des lipizzans.
L'élevage du lipizzan remonte au XVIe siècle, lorsque la famille impériale des Habsbourg décida de fonder un nouveau haras dans la localité slovène de Lipica qui appartenait à l'époque à l'Empire autrichien. Outre les qualités dont ils font preuve au dressage, les lipizzans se signalent également par leur robe qui, de baie ou noire à la naissance, s'éclaircit progressivement pour devenir d'un gris très clair (souvent perçu à tort comme blanc) entre 6 et 10 ans.
La race des lipizzans fut menacée de disparition lors de la seconde guerre mondiale, mais l'intervention du général américain George S. Patton permit de sauver 250 chevaux, assurant la préservation de cette race à la longue histoire.
Nous attendons un peu pour apercevoir les chevaux évoluer en groupe dans les prés. Un attelage de 2 chevaux promène quelques touristes en calèche dans le parc, juste pour prendre quelques photos avant de rentrer à Divaca.

Nous avons parcouru 65 km à 17,5 k/h de moyenne avec 620 m de dénivelé.

Henri

Samedi 26 mai 2012 - Piran

Par Catherine Laoué et Gérard Grèze

Sur une proposition de Michel Bardin, nous faisons tous une avance voiture jusqu'à DEKANI, nous permettant ainsi d'aller jusqu'à la côte Adriatique pour voir PIRAN, le St-Tropez slovène. Seul Jean-Lou maintient le "nominal" à son programme et même un peu plus, puisqu'il viendra jusqu'à Piran, faisant 120 km vallonnés dans sa journée.

Au départ du parking de l'auberge où nous laissons les voitures, nous formons 2 groupes comme à notre habitude.
Avec Vlasta sur le parcours le plus court, nous roulons sur de petites routes et pistes cyclables jusqu'à la ville majeure de la région KOPER. Nous traversons le vieux centre piétonnier à vélo. Certaines ruelles sont si étroites que nous devons passer à pied. La place de l'hôtel de ville est une jolie place carrée appelée "Tito square", entourée de bâtiments anciens et d'une église baroque toute blanche. Nous nous dirigeons ensuite vers le marché qui bat son plein.
Nous laissons les vélos groupés le long d'un petit jardin, le temps de s'acheter des cerises que nous dégustons avec délice car ce sont les premières.

Nous repartons en longeant le petit port puis la côte rocheuse par une piste cyclable coincée entre la mer et la route très passante et ainsi jusqu'à IZOLA. La piste quitte alors la côte, longeant des vergers et jardins potagers en tournicotant à souhait.
Comme il s'agit d'une ancienne voie de chemin de fer, nous empruntons 2 tunnels dont un assez long mais heureusement éclairés, bien que parcimonieusement !

Le parcours est amusant, traversant la presqu'île de Piran, d'une côte à l'autre. Nous aboutissons à PORTOROSE. Nous longeons à nouveau la mer, les marinas et les plages privées des hôtels roulant entre les chaises longues sans que cela ne gêne personne.

Voici enfin le joli petit port de Piran, son vieux centre, dominé par un château fortifié et par une imposante église et son campanile.
Vlasta nous a réservé des tables le long de la côte chez un ami restaurateur. En attendant que le 2ème groupe arrive, on hésite à se baigner. C'est bien tentant par cette chaleur et l'eau est d'une transparence inouïe. Mais seuls Henri puis Vlasta se jetteront à l'eau qui n'est qu'à 15-16° et le bain sera de courte durée.

On repart apres le dejeuner
Piran - Vlasta en tête, on repart après le déjeuner

Les Abeilles étant au complet, nous déjeunons d'un délicieux plat de poissons sauf pour Jean-Lou qui passe rapidement nous indiquant qu'il attaque d'emblée le retour.

Il fait très chaud mais un vent rafraichissant nous accompagne toute l'après-midi rendant ainsi le retour sans difficulté majeure.

À 18H00 nous nous retrouvons tous à la terrasse de l'auberge "parking" autour d'une bonne bière bien méritée, après 60 km pour le petit parcours et 90 km pour le grand.

La soirée se fera en musique, car il y a un repas de noce à l'hôtel et nous partageons la même salle à manger. C'est un animateur, musicien, chanteur qui égaye la noce. C'est plutôt sympathique et nous en profitons pour danser un peu. La sono est un peu forte et il est difficile de parler. Heureusement le musicien mange de temps à autre nous laissant un peu de répit.

Catherine

Daniel fonce dans la descente
Bientôt l'heure du rendex-vous à Piran, il faut redescendre

Le grand parcours part vers une route de crête dominant la côte et offrant quelques beaux panoramas. La première ascension est agréable, pente régulière et modérée. Ce n'est qu'un hors d'oevre car ensuite ce sera une succession de montées très raides et de descentes à vive allure. Nous n'arriverons d'ailleurs pas à tourner à gauche à un carrefour en pleine pente, ce sera un arrêt quelques mètres après et demi-tour.

Au sommet d'une de ces côtes si raides un cerisier au bord de la route sera aussi l'occasion de manger nos premières cerises de l'année.

Enfin voici la descente vers la mer, mais le plaisir va être gâché par les bouchons formés par les automobilistes qui se rendent en nombre en Croatie toute proche. Le calme revient avec la piste cyclable au bord de l'immense saline de Portoroz.

Encore une belle colline bien raide et voici Piran où le groupe du petit parcours est déjà à table, nous visiterons ce charmant village au bord de l'eau après le déjeuner.

Le retour se fera avec le groupe du petit parcours jusqu'à ce que nous allions visiter le centre ville de Koper où un mariage anime la place centrale.

Encore un beau parcours touristique dont nous avons pu grandement profiter grâce à l'approche en voiture.

Gérard

Dimanche 27 mai 2012 (Pentecôte) - Grottes de Postojna et château de Predjama

Par Jean-Lou Perrot

Troisième parcours du tiercé de Divaca : petit parcours finalement pour toutes les Abeilles avec un peu moins de 70 km et 4 heures de belles routes. On attend encore le C.R. du grand parcours, que le camping car au moins devait emprunter...

Grottes de Postojna
Grottes de Postojna

Longue montée matinale pour s'extraire de Divaca, un aller facile et tranquille et une arrivée ponctuelle pour visiter les grottes de Postojna (postojnska jama), imposant joyau de cette région karstique.

"Immensum ad antrum aditus" (Entre, voyageur, dans cette immensité). Sous cette invite, inscrite au fronton, longue boucle en train électrique puis à pieds dans une magnifique et surtout grandiose partie "sèche" (en fait très humide et à 10°C) des 21 km de grottes inscrites, avec celles de Kojan, au patrimoine mondial de l'UNESCO.

Très bien mises en valeur et exploitées, certaines salles depuis 180 ans, des installations immenses et spectaculaires, une espèce de Lourdes spéléo... avec aussi le siège de l'UIS (International Speleo logical Union) un musée inévitablement des "tu m'achètes", mais pas encore trop la cohue.

En sortant tout le monde retrouve avec plaisir la chaleur, le soleil et une restauration efficace et agréable, les Abeilles ne sachant pas jeûner comme le Protée (le poisson humain) rareté karstique survivant dans certaines zones des grottes.

Predjama
Abeilles devant le château de Predjama

Après quelques kilomètres "collineux", mais pas trop, nous voici à Predjama, littéralement "le château devant la grotte", très spectaculaire château-fort troglodytique emblématique de la Slovénie, dominant depuis le 12° ou le 13° son fond de vallée de plus de 100 mètres.

Les Abeilles se dispersent dans un dédale de salles aux nombreux trésors, illustrant bien la vie de l'époque, avec une Pieta de 1420, une chapelle, etc... et curieusement l'emblème du Colleoni (!) sans doute venu en visite depuis Bergame ?

La muséographie incertaine ne démêle pas l'histoire et la légende pittoresque, les "textes" s'accordant sur le destin de Erazem Lueger, une espèce de Robin des Bois : pendant une guerre austro-hongroise, entre le "bon" roi hongrois Matthias Corvinus, et le "méchant" Frederick III, Erasme Lueger soutient le premier. A l'automne 1484, l'armée autrichienne attaque et assiège en vain le château, les assiégés bombardant avec des cerises fraîches pour bien montrer qu'ils allaient et venaient comme ils voulaient grâce aux passages karstiques... mais "Erazem was hit by a cannon ball as he sat on the toilet" selon Lonely Planet le fanion d'un serviteur félon ayant indiqué l'échauguette ad hoc et le moment... critique...
Nota : pour confirmation et détails, voir Lonely Planet, Wikipedia, etc...

Si les trésors n'y sont pas des merveilles, le site du château, sa légende, la vue depuis ses hauteurs valent le voyage, d'autant que pour rentrer, on n'a plus qu'à se laisser descendre, et sans orage, vers Divaca ...

Après cette très belle journée, point d'orgue touristique réussi, c'est le dernier dîner !

À 19 heures 42, discours de Gérard et de Vlasta notre guide vaillante et souriante, bien parée du maillot Abeille qui lui va bien au teint.

Diplôme slovène pour les Abeilles, du liquide (bien mérité) à consommer avec modération pour les gentils organisateurs, une jolie chope glanée par les mêmes à Postojan pour tous, etc..., etc...

Je crois que même sans compte-rendu de cette journée mémorable, qu'on n'aura aucun mal à "refaire l'étape" lors des prochaines rencontres Abeille...

Jean-Lou

Remerciements

Merci aux organisateurs Henri, Gérard & Co. Ce pays que bien peu d'entre nous connaissaient, une surprise, donc, s'est révélé à nous au déroulé de ce voyage en 3 étapes + Lubljana. Merci aussi à Zwlata qui a su partager avec nous son amour de son pays, à défaut de notre aurthograffe parfois étrange de son nom.


"Le Cyclotourisme, un art de vivre"